Le premier ministre, chef du gouvernement de la transition, a procédé ce jour, au lancement d’un atelier de formation des administrateurs territoriaux, ici à Conakry. Une occasion toute faite pour Bah Oury d’expliquer en quoi, le Recensement administratif à vocation d’état civil (RAVEC) marquera un tournant décisif pour la Guinée.
Pour lui, « Notre pays, considéré à l’indépendance comme la locomotive potentielle de l’Afrique de l’Ouest, sur le plan économique, n’a pas pu réaliser cette ambition pour diverses raisons », a-t-il rappelé. Mais pour Bah Oury, ce paradigme doit changer avec un « ciblage plus affiné de nos politiques publiques, grâce au numéro d’identification personnel que chacun d’entre nous aura, on en aura fini avec, disons, la gestion aléatoire de certaines de nos activités’’.
Aujourd’hui, pour le premier ministre, « à l’issue du RAVEC, nous aurons un fichier pour toutes les personnes souffrant de handicap qui permettra à nos politiques sociales d’être individualisées et de répondre aux besoins particuliers d’une fraction non négligeable de la population qui souffre de handicap », a-t-il promis.
Ce n’est pas tout, en croire Amadou Oury Bah. « Un autre exemple, à partir de maintenant, avec la consolidation du fichier d’état civil pour les enfants de la République de Guinée, chacun aura son numéro d’identification individuelle qui nous permettra, en tant que puissance publique, de suivre son évolution sur le plan de la scolarité », a-t-il indiqué.
Il a aussi assuré que « sur le plan d’une meilleure gestion de l’assurance maladie, de l’assurance retraite, nous aurons la possibilité, par les filiations, de compléter les dispositions concernant l’assurance maladie par rapport aux héritiers, aux enfants ».
Pour atteindre ces objectifs, Bah Oury fonde tout un espoir sur le PN-RAVEC. « Tout cela ne peut pas être fait sans que le PN-RAVEC puisse se dérouler et se consolider. Donc, vous avez une responsabilité très importante, c’est de jeter les fondamentaux de la consolidation du nouvel État guinéen. Si on avait ces instruments essentiels de gouvernance depuis très longtemps, on aurait avancé dans maints domaines », a-t-il invité les participants à cet atelier de formation.
Cette année, pour le premier ministre, est une année de grands rendez-vous. « 2025, c’est année du basculement dans tous les domaines en Guinée. Basculement en ce qui concerne la gouvernance institutionnelle. Basculement en ce qui concerne les pouvoirs que l’économie guinéenne devra faire prospérer. Basculement aussi en ce qui concerne les questions institutionnelles ». Pour y arrivez, « Vous avez la responsabilité, la lourde responsabilité, de faire en sorte que ce processus se fasse avec rigueur, avec aussi le sens élevé de ce que vous apportez à l’édification et à la refondation de l’Etat guinéen’’, conclut-il en s’adressant aux préfets et gouverneurs ».
Cette formation des administrateurs territoriaux intervient dans un contexte d’annonce de la tenue du référendum et l’arrivée d’une partie des kits électoraux.
Moussa SIDIBE