Comme ils l’ont annoncé, les travailleurs parlementaires ne comptent pas courber l’échine contre la décision du secrétaire général du Conseil National de la Transition qui vise leur évaluation. Ce mercredi 2 avril, ils ont battu le pavé devant le siège du CNT.
Selon le secrétaire général du bureau syndical, « cette mobilisation fait suite à une décision du secrétaire général de l’administration en ce qui concerne l’évaluation des fonctionnaires parlementaires. Dans le contenu de cette décision, l’argument principal est relatif au nombre pléthorique de fonctionnaires parlementaires. Donc l’évaluation se fait pour mettre fin au contrat d’une catégorie de travailleurs qui ne répondent pas aux attentes du bureau du CNT. C’est ce qui a révolté les fonctionnaires parlementaires et c’est ce qui a prévalu à cette mobilisation de ce matin », a expliqué Ismaël Gassim Kalissa.
A en croire M Kalissa, les travailleurs parlementaires sont uniquement d’accord avec l’évaluation à la seule condition que cela vise à corriger les imperfections. « …. nous ne sommes pas contre le principe de l’évaluation des fonctionnaires parlementaires parce que c’est un principe sacro-saint. Une évaluation a pour objectif de corriger les insuffisances. Mais une évaluation ne se fait pas pour mettre fin aux relations de travail entre l’agent et l’institution parlementaire. Parce qu’il s’agit des emplois qui sont devenus des droits acquis. Certains ont déjà fait ici 5 ans, 10 ans voire 20 ans et d’autres, 30 ans. Donc vous ne pouvez pas, avec une simple mesure d’évaluation dire que vous allez mettre fin à une relation de travail. C’est-à-dire rejeter les gens comme des malpropres. Il y a eu donc la mobilisation et nous sommes venus passer le message à la classe ouvrière et lui dire que nous sommes ouverts à la négociation où nous nous retrouverons pour pouvoir discuter avec le secrétaire général par rapport à cela et parler de l’inopportunité de cette mesure », a-t-il soutenu.