• Accueil
  • A la une
  • Sports
  • Sécurité
  • Société
jeudi, juillet 23, 2026
  • Login
Sursautguinee
  • Accueil
  • Actualités
  • Ils ont dit
  • Justice
  • Politique
  • Sécurité
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Actualités
  • Ils ont dit
  • Justice
  • Politique
  • Sécurité
No Result
View All Result
Sursautguinee
No Result
View All Result

Zowota, une blessure vive dans la conscience de la République : Jusqu’à quand l’État guinéen refusera-t-il d’exécuter une décision communautaire définitive ?

Sursaut Guinée by Sursaut Guinée
17/05/2025,
in Justice
Reading Time: 3 mins read
Zowota, une blessure vive dans la conscience de la République : Jusqu’à quand l’État guinéen refusera-t-il d’exécuter une décision communautaire définitive ?
Partager sur FacebookPartager sur Twitter

Le 10 novembre 2020, la Cour de Justice de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a rendu un arrêt définitif et exécutoire sous le numéro EWC/CCJ/JUD/25/20, condamnant la République de Guinée pour des violations graves des droits de l’homme, consécutives au massacre de Zowota, perpétré dans la nuit du 3 au 4 août 2012.

Les faits sont d’une atrocité glaçante : six citoyens exécutés sommairement, des dizaines de blessés graves, des arrestations arbitraires, des actes de torture et des traitements inhumains infligés à des civils désarmés. Cette opération militaire, menée par des éléments des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) guinéennes, dans le district de Zowota (préfecture de Nzérékoré), constitue une atteinte caractérisée au droit à la vie, à l’intégrité physique, à la liberté individuelle et au recours effectif, garantis tant par la Charte Africaine des droits de l’homme, que par la Déclaration Universelle des droits de l’homme, la Convention contre la torture, et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

La République de Guinée a été condamnée à payer trois milliards six cent millions de francs guinéens (3.600.000.000 GNF) aux victimes, en réparation du préjudice subi. Cette somme, bien que symbolique au regard de l’ampleur des souffrances endurées, n’a jamais été versée à ce jour, en violation flagrante du délai de six mois imparti par la Cour.

Et pourtant, l’État guinéen a été immédiatement notifié de cette décision. Depuis, aucun paiement, aucune reconnaissance publique, aucune enquête judiciaire sérieuse n’a été menée. Le silence et l’inertie des autorités nationales contrastent cruellement avec les normes impératives de droit communautaire et les engagements internationaux de la Guinée.

Plus de douze ans après le massacre et près de cinq ans après la décision de la Cour de la CEDEAO, les victimes et leurs familles attendent toujours vérité, justice et réparation. Une attente indigne d’un État de droit. Une attente qui traduit l’inégalité de traitement entre les citoyens devant la justice et les engagements de l’État.

Le contraste est d’autant plus saisissant qu’en juillet 2024, dans une autre affaire, l’État guinéen a débloqué plus de 119 milliards GNF pour indemniser d’autres victimes sur la base d’une décision rendue par le Tribunal de première instance de Dixinn. Nous ne contestons nullement le bien-fondé de cette indemnisation. Mais comment comprendre qu’un arrêt définitif d’une juridiction communautaire, supérieure aux juridictions internes, soit ignoré avec autant de légèreté pendant que d’autres décisions sont exécutées promptement ?

L’impunité n’est pas une politique de réconciliation. L’oubli n’est pas un remède à la justice.

La Guinée, en tant que membre de la CEDEAO, a l’obligation de respecter et exécuter les décisions de sa Cour de justice. Ne pas s’y conformer, c’est non seulement violer ses engagements, mais aussi affaiblir le socle communautaire qui protège les peuples contre les abus des pouvoirs nationaux.

Nous en appelons solennellement :

– à la Commission de la CEDEAO, pour veiller à la mise en œuvre effective de l’arrêt du 10 novembre 2020 ;

– aux autorités guinéennes, pour qu’elles rompent avec le silence, respectent la chose jugée et réparent sans délai les préjudices causés ;

– à la société civile, aux avocats, aux journalistes, aux universitaires et aux citoyens de conscience, pour qu’ils maintiennent la pression morale et juridique nécessaire à la pleine exécution de cet arrêt.

Il y va de la crédibilité de nos institutions, de la valeur de la justice, et surtout, de la dignité des victimes de Zowota.

« Tant que la justice n’est pas rendue, le massacre continue par le silence. »

 

Me Pépé Antoine Lama

Previous Post

N’Zérékoré : l’appel déchirant d’une mère pour sauver son fils atteint d’une tumeur à la tête

Next Post

Sinohydro satisfait de sa collaboration avec Ahmed Kanté, administrateur général de la société AGB2A-GIC

Sursaut Guinée

Sursaut Guinée

Related Posts

CRIEF : le parquet spécial requiert la relaxe de l’ex-receveur communal de Matoto, Mamadou Saidou Baldé, la décision finale attendue le 28 juillet
A la une

CRIEF : le parquet spécial requiert la relaxe de l’ex-receveur communal de Matoto, Mamadou Saidou Baldé, la décision finale attendue le 28 juillet

22 juillet 2026
OGP : l’ancien Directeur Général réclame des salaires impayés (Avocats)
A la une

OGP : l’ancien Directeur Général réclame des salaires impayés (Avocats)

21 juillet 2026
CRIEF : le Procureur spécial, Alphonse Charles Wright ouvre une enquête contre le Directeur Général de l’AGETIPE
A la une

Aide humanitaire et eau en Guinée : La CRIEF ouvre une enquête sur la gestion de plus de 45 millions de dollars

21 juillet 2026
Ministère de la Justice : la DNACG organise à Conakry, une conférence nationale des procureurs
A la une

Ministère de la Justice : la DNACG organise à Conakry, une conférence nationale des procureurs

13 juillet 2026
Gouvernance migratoire et politiques de « mobilité choisie » en Guinée : analyse critique et limites structurelles de l’initiative des « 72 heures de la mobilité »
A la une

Lettre ouverte à ma sœur, à mon frère magistrat (Par Aliou Barry)

11 juillet 2026
Affaire prétendu détournement, le CNT brise le silence et apporte des précisions
A la une

Au-delà des 43 milliards de prime de séparation, le parquet spécial étend ses investigations sur l’ensemble de la gestion financière du CNT depuis son installation

11 juillet 2026
Next Post
Sinohydro satisfait de sa collaboration avec Ahmed Kanté, administrateur général de la société AGB2A-GIC

Sinohydro satisfait de sa collaboration avec Ahmed Kanté, administrateur général de la société AGB2A-GIC

Obligation de réserve des magistrats et avocats: Cellou Dalein félicite les hommes de droit qui dénoncent sa violation

Exclusions et contestations, un week-end de passe d'armes à l'UFDG entre les SF exclus et le BPN

Plus d'informations

La loi guinéenne prévoit la castration chimique pour certains violeurs, dit le juriste Kalil Camara

La loi guinéenne prévoit la castration chimique pour certains violeurs, dit le juriste Kalil Camara
by Sursaut Guinée
22 juillet 2026
0

A l’instar d’autres Etats, le code de procédure pénale guinéen prévoit la castration chimique. Mais de quoi s’agit-il ? Il...

Read moreDetails

Crises et défis multiformes : l’inertie de la CEDEAO face aux dérives autoritaires qui menacent la sécurité et la démocratie dans la sous-région (Souleymane Souza Konaté)

Crises et défis multiformes : l’inertie de la CEDEAO face aux dérives autoritaires qui menacent la sécurité et la démocratie dans la sous-région (Souleymane Souza Konaté)
by Sursaut Guinée
22 juillet 2026
0

Les coups d’État militaires, les tripatouillages constitutionnels destinés à confisquer le pouvoir et les dérives liberticides sous-jacentes constituent désormais la...

Read moreDetails

Assemblée Nationale : Voici les 13 commissions et leurs présidents permanents

Assemblée Nationale : Voici les 13 commissions et leurs présidents permanents
by Sursaut Guinée
22 juillet 2026
0

Officiellement entrés en fonction le vendredi 17 juillet 2026, avec l’élection du Président de l’Assemblée Nationale et les bureaux, les...

Read moreDetails

CRIEF : le parquet spécial requiert la relaxe de l’ex-receveur communal de Matoto, Mamadou Saidou Baldé, la décision finale attendue le 28 juillet

CRIEF : le parquet spécial requiert la relaxe de l’ex-receveur communal de Matoto, Mamadou Saidou Baldé, la décision finale attendue le 28 juillet
by Sursaut Guinée
22 juillet 2026
0

Le procès en appel opposant l’ancien receveur communal de Matoto, Mamadou Saidou Baldé, à l’État guinéen s’est poursuivi le mardi...

Read moreDetails

Qui sommes-nous ?

Sursautguinee.info est un site d’information guinéen qui couvre une large gamme de sujets, tels que la politique, l’économie, réalise des interviews,le sport, la santé et les dossiers d’actualité. Notre objectif est de fournir à nos lecteurs des informations de sources fiables et impartiales, avec une couverture étendue des événements nationaux, africains et internationaux.

A lire aussi

La loi guinéenne prévoit la castration chimique pour certains violeurs, dit le juriste Kalil Camara

La loi guinéenne prévoit la castration chimique pour certains violeurs, dit le juriste Kalil Camara

by Sursaut Guinée
22 juillet 2026
0

A l’instar d’autres Etats, le code de procédure pénale guinéen prévoit la castration chimique. Mais de quoi s’agit-il ? Il...

  • Accueil
  • DMCA
  • Avertissement
  • Nous contacter

© 2024 Sursaut Guinee - L'info qui éveille! Par SIMER GUINEA GROUP +224 622 55 55 51.

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Actualités
  • Ils ont dit
  • Justice
  • Politique
  • Sécurité

© 2024 Sursaut Guinee - L'info qui éveille! Par SIMER GUINEA GROUP +224 622 55 55 51.

Ce site web utilise des cookies. En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez leur utilisation. Consultez notre Politique de confidentialité et d'utilisation des cookies.