Après la pose de la première pierre le 12 avril 2022, le président Mamadi Doumbouya a procédé ce samedi 15 novembre, à l’inauguration officielle de l’échangeur de Bambéto.
Selon le ministre des infrastructures et des travaux publics, « nous sommes ici pour inaugurer avec vous, monsieur le président, l’ouvrage moderne de Conakry, qui est le pont de Bambeto. Aujourd’hui, que vous-même, le 12 avril 2022, vous avez posé la première pierre. Ce chantier, vous l’avez suivi de bout en bout. Nous avons observé vos visites nocturnes, Monsieur le président. Vous avez suivi ce chantier avec beaucoup d’attention », a rappelé Laye Sékou Camara
Et d’ajouter : « Je peux vous rassurer aujourd’hui que ce chantier a été construit selon les normes prescrites dans les cahiers de charges. Exactement trois ans, trois jours, Monsieur le président. Ce 15 novembre est un grand jour pour notre pays, pour notre peuple. Les infrastructures modernes de Conakry, elles en font partie. »
Aujourd’hui, Conakry change de visage, Bambeto aussi. Située au cœur de la capitale, c’est un carrefour qui était réputé pour ces embouteillages interminables avec ses corolaires d’insécurité. Tout cela est inscrit désormais dans le triste passé. « Et aujourd’hui, il fait plaisir de passer à Bambeto sans vraiment se soucier des embouteillages. Et ça, c’est grâce à votre leadership, monsieur le président. Sous votre impulsion, le gouvernement a décidé désormais d’apporter une réponse visible et durable à toutes les infrastructures », a indiqué le ministre des infrastructures.
A en croire Laye Sékou Camara, cet ouvrage, comme d’autres à venir entre en droite ligne du programme de Simandou. « Je vous salue, Monsieur le président, pour toutes ces initiatives que vous prenez grâce à un programme que vous avez décliné pour les 15 prochaines années. L’échangeur de Bambeto, fruit de la coopération Kowetienne, avec un montant de 339 milliards de francs guinéens, a permis sa réalisation. »

Cet échangeur de Bambéto est caracterisé, comme suite : « un passage souterrain de 253 mètres, un passage supérieur de 261 mètres, un carrefour giratoire 2×2 et 2 kilomètres de route, la transversale numéro 2 reliant à l’aéroport. »
Il faut aussi souligner que le projet intègre également les ouvrages d’assainissement et d’éclairage public. L’échangeur de Bambeto a été exécuté par l’entreprise Sino Hydro, et supervisé par Alo Saïd Dubenet.
La valeur d’une infrastructure, c’est la valeur de la supervision des travaux. C’est en cela que le ministre Camara a commencé par rendre hommage : « Ces travaux ont bien été suivis, l’ingénieur conseil a fait son travail, ce qui fait que nous avons un ouvrage aussi moderne que celui de Bambéto. Donc je salue la supervision. »
Selon le ministre, l’échangeur de Bambéto cadre exactement avec la vision du Président Mamadi Doumbouya. « Monsieur le président, votre volonté de diriger ce pays. C’est pourquoi ces jeunes qui sont à côté, scandent votre nom. C’est l’appel de la jeunesse de Guinée pour dire à monsieur le président, ce n’est pas pour rien, on demande que vous soyez notre candidat pour les prochaines élections. »
Une occasion aussi solennelle pour Laye Sékou Camara de rendre un hommage soutenu à ses prédécesseurs. « Il s’agit de M. Yaya Sow, El hadj Gando Barry, M Abdoulaye Diallo, qui ont activement participé, avant moi, à la construction de cet ouvrage. Je suite certes seul ici aujourd’hui, mais j’aurais souhaité qu’ils soient tous à mes côtés pour que nous saluions ensemble cet ouvrage que vous venez de donner à Bambeto, ce que vous venez de prouver au monde entier. Dire que les jeunes de Bambeto valent mieux que ce qu’on pense d’eux. Ils étaient utilisés pour autre chose, mais aujourd’hui ils ont été utilisés pour bâtir un ouvrage », a salué le ministre.
Il terminera par lancer un appel à la jeunesse de Bambeto. « Cet ouvrage vous appartient. C’est votre œuvre. Vous avez participé à 70% à la construction de ce pont. C’est votre ouvrage et vous allez la surveiller. Monsieur le Président, aucune grève n’a arrêté les travaux de ce pont. Aucune manifestation n’a arrêté ici les travaux. »
Daouda Mohamed














