À peine la campagne ouverte en vue de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, les institutions impliquées dans le processus multiplient des actions allant dans le sens de la tenue d’un scrutin réussi. C’est le cas de la Cour suprême qui a lancé ce jeudi 27 novembre à Conakry, un atelier de renforcement des capacités sur le contentieux électoral, en destination de ses magistrats et greffiers. Appuyé par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), cet atelier vise à préparer l’institution à intervenir efficacement dans ce scrutin marquant la fin de la transition amorcée le 21 septembre 2021.
Le premier président de la Cour Suprême Fodé Bangoura qui a lancé les travaux, a exprimé toute sa reconnaissance envers envers l’OIF et tous les autres partenaires techniques engagés aux côtés de la Guinée en ces moments cruciaux.
« Permettez-moi d’exprimer ma profonde gratitude à l’OIF et à nos partenaires, pour l’appui constant qu’ils apportent au renforcement de l’État de droit et de la justice dans notre pays. »
Pour Fodé Bangoura, cette élection présidentielle est d’une portée exceptionnelle pour le retour à l’ordre constitutionnel. « La Guinée s’apprête à organiser une élection présidentielle qui revêt une portée historique : celle du retour à l’ordre constitutionnel, après une période de transition ouverte le 5 septembre 2021 », a-t-il indiqué avant d’ajouter que : « « Elle exige une maîtrise parfaite des normes constitutionnelles, légales et jurisprudentielles, ainsi qu’une compréhension approfondie des enjeux pratiques liés à l’examen des recours. »
Fondamentalement, l’atelier vise à harmoniser les pratiques, renforcer les compétences des magistrats et consolider la capacité de la Cour à gérer les litiges post-électoraux dans un climat de confiance.
Pour mener à bien cette séance, la Cour Suprême bénéficie de l’expertise de Pr. Babacar Kanté, constitutionnaliste de renom dans l’espace francophone et M. Claudy, expert de l’OIF et de l’Union européenne qui contribueront à l’enrichissement qualitative des débats, notamment à travers l’étude de cas pratiques et la comparaison d’expériences internationales.
Le Président Fodé Bangoura a rappelé que la justice électorale est bien plus qu’un ensemble de règles techniques : « elle constitue un pilier de la paix sociale, un garant de la stabilité politique et un fondement de la confiance citoyenne (…) Elle exige une attitude de neutralité, de professionnalisme exemplaire et un sens aigu du devoir public. »
Donc, le la Cour s’engage à remplir son rôle conformément aux valeurs républicaines, à la transparence et au droit.
Moussa SIDIBE














