La République de Guinée, est aujourd’hui au centre de toutes les convoitises au niveau
mondial et national, à travers son potentiel minier et plus particulièrement son gigantesque
projet Simandou, l’un des plus vastes et stratégiques en minerai de fer au monde. Ce projet,
aujourd’hui en phase d’exploitation, a connu plusieurs étapes d’ambitions portées par les
différents régimes qui se sont succédés. Ces ambitions, qu’on considère dans le seul but de
maximiser de façon juste et équitable les intérêts du pays, ont connu parfois des
rebondissements administratifs et judiciaires. C’est le cas du bras de fer judiciaire engagé
en 2015 entre le Franco Israélien Benny Steinmetz (B S) et l’Etat Guinéen, suite à une plainte
de ce dernier, qui a finalement aboutit au retour des blocs 1&2 dans le portefeuille de l’Etat
Guinéen. L’attribution en 2019 des blocs 1&2 à un consortium d’entreprises chinoises suivi
du lancement des premiers travaux de construction des infrastructures en octobre 2020,
notamment le chemin de fer et le port en eau profonde de Moribaya (Forécariah). Ensuite,
la révision en 2023 des conventions minières (celles de Rio Tinto de 2014 et celles de WCS de
2020) par le CNRD, et dont le contenu des accords reste encore malheureusement méconnu
en violation des normes internationales et de la législation minière nationale (code minier).
Ce qui montre que, les Guinéens, tout bord confondu, ont nourri pendant des décennies des
ambitions qui consistent à faire de l’exploitation de ce minerai de fer la locomotive de son
développement intégré au bénéfice des générations actuelles et futures.














