En marche vers la présidentielle du 28 décembre 2025, et pas de répit pour la Direction Générale des Élections (DGE). Ce mardi, à 6 jours du vote, Mme Camara Djenab Touré et son équipe ont organisé une session d’information et d’orientation à l’attention des observateurs nationaux et internationaux. Cette réunion de mise au point, avait pour but de renforcer la transparence et la crédibilité du processus électoral en planchant avec les observateurs, sur les informations nécessaires sur le cadre juridique, les responsabilités et les procédures entourant l’élection présidentielle. Pour ce qui de la conduite à tenir par les observateurs: « Ils observent, notent et rédigent des rapports. Ils ne doivent ni se mêler au vote, ni au dépouillement, ni à la centralisation des résultats »
Pour la DGE, Mme Camara Djenabou Touré, elle a commencé par mettre un accent particulier sur l’importance de cette session qui vise à garantir un scrutin libre, transparent et inclusif. Selon elle, l’objectif principal était d’assurer que les observateurs comprennent parfaitement le cadre juridique et réglementaire de l’élection présidentielle, « Il est toujours essentiel, en matière d’observation électorale, d’expliquer le cadre légal et institutionnel de l’élection, le niveau d’exécution des activités, ainsi que les droits et devoirs des observateurs, aussi bien au regard des lois nationales que des standards internationaux », a-t-elle expliqué.
Pour garantir une observation de qualité, la DGE a déployé un dispositif ambitieux, avec la mise en place d’une plateforme moderne permettant aux institutions accréditées de soumettre leurs candidatures à distance. Cette initiative a permis d’accréditer 10 000 observateurs issus de plus d’une centaine d’organisations, qui seront déployés dans les 23 662 bureaux de vote à travers le pays. Ce processus a été réalisé de manière transparente, assurant ainsi une couverture étendue et inclusive du scrutin.
L’autre point abordé par la DGE, c’est l’interdiction de l’usage des téléphones et de tout outil informatique dans les isoloirs. « Les téléphones sont autorisés dans les bureaux de vote, mais strictement interdits dans les isoloirs. Toute prise d’image du vote viole le secret du suffrage et favorise des pratiques comme le rachat de conscience », a-t-elle précisé.
La raison de l’absence d’enveloppe a aussi été étayée : « L’enveloppe est nécessaire lorsqu’il y a plusieurs bulletins par candidat. Avec le bulletin unique, elle n’est plus indispensable. Nous disposons aujourd’hui de l’un des bulletins les plus sécurisés en Afrique », a assuré Madame Camara Djenabou Touré.
Mme Touré précise par ailleurs que cette session s’inscrit dans un cadre plus large de collaboration avec la société civile et les médias. Des conventions ont été signées avec plusieurs associations pour garantir une couverture médiatique équitable et une observation effective sur toute l’étendue du territoire national.
Il a été souligné entre autres :
- Le professionnalisme : L’observateur doit rester objectif et se concentrer uniquement sur les faits.
- La neutralité : Il est impératif de ne pas intervenir dans le processus de vote ou de soutenir un camp politique.
- Le respect des limites territoriales : Les observateurs doivent respecter les zones de leur accréditation afin de permettre une couverture optimale de tous les centres de vote.
Une manière pour la direction générale des élections de rassurer les uns et les autres afin d’une observation objective et d’un processus inclusif et transparent.
Almamy














