Neuf ans, jour pour jour, et au même d’août, après le premier drame, les citoyens de Dar-es-Salam, dans la commune de Gbessia, pleurent encore ce dimanche 23 août 2026, plusieurs morts, suite à un nouvel éboulement à la décharge du même nom.
Selon un bilan communiqué par la Protection civile, une trentaine de personnes ont perdu la vie dans le glissement des ordures, survenu dans la nuit du samedi au dimanche alors qu’une forte averse s’abattait sur la capital Conakry.
Face à l’ampleur de la catastrophe, les équipes de secours restent mobilisées. Les opérations de recherche, de déblaiement et de dégagement se poursuivent afin de s’assurer de la présence ou non, d’éventuelles autres victimes sous les décombres.
Les services compétents maintiennent ainsi leurs interventions sur le terrain pour porter assistance aux personnes touchées et sécuriser la zone, alors que les recherches se poursuivent.
Venue sur le site, aussitôt qu’elle en a été informée, en compagnie de la Gouverneure de la ville Conakry, la ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, a présenté les condoléances du Président de la République aux familles éplorées et rappelé les efforts des autorités à trouver une solution durable à la situation de cette décharge qui a déjà fait plusieurs morts.
« Nous présentons nos condoléances à toutes les familles éplorées, au nom de Son Excellence Monsieur le Président de la République, de son Premier ministre, chef du gouvernement, et au nom de tous les membres du gouvernement. Nous présentons nos condoléances les plus attristées.
Je pense que nous avons pris des dispositions au niveau du gouvernement, et vous avez vous-même participé à notre dernière réunion de sensibilisation, jeudi, au chapiteau By Issa. Cela fait des années que nous cherchons à faire en sorte que les gens puissent quitter cet endroit, parce que vous-même, vous voyez les risques sanitaires que représente cette zone pour la population.
Mais malheureusement, même hier, les équipes étaient encore sur le terrain pour demander aux familles de se délocaliser. Mais ce n’est pas facile, parce que chaque fois, on a tendance à dire que c’est la volonté de Dieu. Mais il y a aussi notre propre volonté humaine qui est là.
Aujourd’hui, le gouvernement est mobilisé. Mes collègues étaient déjà là : le ministre de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, ainsi que le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire, étaient sur pied depuis 4 heures du matin sur ce site », a indiqué Djanabou Touré
Affligé lui aussi par ce drame, e Lieutenant-Colonel Mamadou Baïlo Baldé, coordinateur des travaux à la décharge de Dar-Es-Salam regrette que ce sinistre soit arrivé malgré les sensibilisations :
« Ce qui est arrivé, c’est malgré nous. J’ai passé presque six mois avec le ministre ici. On ne passe pas une semaine sans venir sensibiliser. Enfin, mercredi, nous avons quitté les lieux avec le ministre. Nous sommes venus et nous avons dégagé tout ce qui était là, comme les pacas que les gens installent pour s’abriter la nuit. J’ai appelé le chef de quartier, ainsi que le maire. Nous nous sommes tous retrouvés ici. Nous avons sensibilisé les populations et dégagé tout ce qui était des pacas. Nous avons dit aux gens : “Dans une semaine, nous allons faire la clôture.” Ça, c’était dimanche dernier, avec le ministre de l’Assainissement. On a fait le maximum de nous-mêmes. Le bataillon du génie militaire et le ministère de l’Assainissement, on s’est battus pendant tous ces mois-là pour pouvoir sensibiliser, avec le chef de quartier. Et la gendarmerie, qui est au niveau de Rail, en est témoin. J’étais là avec eux. Mais ce n’est pas facile avec notre population. C’est incompréhensible, ce qui est arrivé »
Almamay CAMARA














