À la faveur de la session ordinaire du conseil des ministres ce jeudi 3 septembre 2026, le Président de la République, Mamadi Doumbouya imposé à son gouvernement, de nouvelles exigences pour nouvelle gouvernance plus dynamique.
La Refondation n’est pas un slogan : c’est un contrat que nous avons passé avec le peuple souverain de Guinée, et Simandou 2040 en est la traduction opérationnelle », a-t-il déclaré, rappelant que ce programme dépasse les personnes, les gouvernements et les législatures pour engager « les générations qui viennent ».
1. Une discipline stricte dans l’exécution
Première exigence : le respect des délais et des objectifs. Le président veut que chaque projet de Simandou 2040 soit suivi à travers des jalons précis et des échéances contraignantes.
Il ordonne ainsi la mise en place, dès ce mois, d’un tableau de bord mensuel d’exécution physique et financière, dont les taux de réalisation seront régulièrement examinés en Conseil des ministres.
2. Zéro tolérance pour le gaspillage
Deuxième exigence : une gestion rigoureuse de la dépense publique. Pour Mamadi Doumbouya, les importants financements mobilisés auprès du secteur privé imposent une obligation de résultat.
« Chaque franc guinéen engagé doit produire un résultat visible, mesurable et vérifiable », a-t-il martelé, promettant de ne tolérer ni gaspillage, ni dépenses de prestige, ni marchés attribués en dehors des procédures.
3. Fin des projets mal préparés
Le chef de l’État exige également une maturation complète des projets avant leur financement. Désormais, aucun projet ne devrait être engagé sans étude de faisabilité, montage juridique sécurisé et dispositif de maintenance.
Une manière, selon lui, de tourner la page des infrastructures inaugurées sans que l’État dispose ensuite des moyens nécessaires pour les entretenir.
4. Faire de l’investissement un levier pour l’emploi guinéen
Quatrième priorité : le contenu local. Les investissements liés à Simandou doivent, selon le président, profiter directement aux Guinéens à travers la formation, l’emploi et le transfert de compétences.
Dans cette logique, il a demandé un point d’étape trimestriel sur les engagements pris par les partenaires, notamment dans le cadre de la Simandou Academy.
5. Des ministres davantage sur le terrain
Enfin, Mamadi Doumbouya veut un Gouvernement plus proche des réalités quotidiennes des populations. « Un ministre ne gouverne pas depuis son bureau », a-t-il lancé, appelant ses ministres à être présents sur les chantiers, dans les préfectures, sous-préfectures, districts et villages.
« Transformer les capitaux en écoles, en routes, en hôpitaux et en emplois »
À travers ces cinq exigences, le président guinéen entend surtout imposer une culture du résultat dans la mise en œuvre de Simandou 2040. Il estime que la Guinée a déjà démontré sa capacité à attirer les capitaux et à gagner la confiance de ses partenaires. Le véritable défi est désormais de transformer ces investissements en infrastructures, services publics et emplois au bénéfice des populations.
« Il nous reste à démontrer que nous savons transformer ces capitaux en écoles, en routes, en hôpitaux et en emplois », a-t-il conclu, assurant appliquer à lui-même la même rigueur qu’il exige de son Gouvernement.











