À moins d’un mois de la rentrée scolaire, prévue le 5 octobre 2026 en Guinée, les regards se tournent vers les négociations engagées entre le gouvernement et les organisations syndicales du secteur éducatif. Alors que plusieurs préoccupations demeurent chez les enseignants, le président du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), Aboubacar Soumah, assure que les discussions en cours devraient permettre de trouver des réponses avant la reprise des cours.
Le responsable syndical a notamment écarté l’hypothèse d’une nouvelle revendication portant directement sur une augmentation des salaires. Selon lui, les préoccupations actuelles s’inscrivent plutôt dans le cadre du protocole d’accord signé le 3 janvier 2026 entre les parties.
« Les enseignants ne peuvent pas demander l’augmentation de salaire. Il y a des commissions qui sont en train de travailler sur le protocole d’accord qui a été signé le 3 janvier 2026. Donc, ces commissions sont en train de travailler et d’ici l’ouverture, on trouvera la solution à tous ces points-là », a-t-il pointé du doigt devant la presse en fin de week-end.
*Les engagements du protocole d’accord au cœur des discussions*
Parmi les principaux dossiers examinés figure celui des enseignants contractuels. Aboubacar Soumah rappelle que le protocole d’accord prévoit leur engagement à différents niveaux, notamment les contractuels non retenus, ceux titulaires d’une maîtrise ainsi que les enseignants contractuels exerçant dans la zone de Conakry.
Pour donner corps à ces engagements, trois commissions mixtes travaillent actuellement sur les différents points inscrits dans l’accord.
La première est consacrée aux questions liées à l’engagement des enseignants contractuels. Une deuxième se penche sur l’application des primes de responsabilité dans le secteur de l’éducation.
Sur ce dernier point, le leader syndical estime que les responsables de l’éducation devraient bénéficier des mêmes avantages que leurs homologues relevant d’autres départements disposant d’un statut particulier. « Au niveau de l’éducation, nos responsables ne bénéficient pas de cela », a-t-il déploré.
*Le statut particulier de l’éducation également sur la table*
La troisième commission travaille, quant à elle, sur le statut particulier de l’éducation. Aboubacar Soumah en assure la vice-présidence. L’objectif affiché par les représentants des enseignants est de parvenir à des avancées concrètes sur ces différents dossiers avant la rentrée scolaire. Pour le patron du SLECG, les discussions engagées constituent déjà une étape importante dans l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants.
« Tout cela, c’est à l’avantage des enseignants. Donc, ces commissions sont en train de travailler et d’ici l’ouverture, on trouvera la solution à tous ces points-là. Donc ça va dans le sens de l’amélioration des conditions de vie des enseignants », a-t-il soutenu.
*Un optimisme conditionné à l’application des accords*
À l’approche du 5 octobre, le syndicaliste reste toutefois prudent. Pour lui, l’évolution de la situation dépendra surtout de la mise en œuvre effective des conclusions issues des travaux des commissions.
« En tout cas, si ce qu’on est en train de faire est appliqué, je crois que la situation va changer positivement », a-t-il affirmé.
À quelques semaines de la rentrée, le gouvernement devra donc accélérer le traitement des différents dossiers afin de respecter les engagements pris avec les syndicats. La concrétisation des accords sera déterminante pour éviter que les revendications encore en suspens ne viennent perturber la reprise des cours.
Dossier à suivre !
*Mohamed JUNIOR*












