C’est avec une profonde douleur et une immense affliction que j’ai appris la disparition de mon grand frère, M. Sidya Touré, ce samedi 26 septembre 2026 à Paris, ancien Premier ministre de la République de Guinée.
Il est des disparitions qui touchent un homme dans sa chair, parce qu’elles emportent avec elles une partie de son histoire personnelle. Pour moi, Sidya Touré était bien plus qu’un ancien Premier ministre, un compagnon de lutte ou un responsable politique. Il était un grand frère.
Notre histoire remonte à près de trente ans. Nous avons parcouru ensemble le chemin de l’UFR et partagé les grandes étapes de notre engagement au service de la Guinée.
En 1998, alors que je servais au sein du gouvernement dont il était le Premier ministre, j’ai eu le privilège de travailler à ses côtés. Sur les questions économiques, il accordait une grande confiance à mes analyses et à mes propositions. Il disait souvent, avec cette marque de considération qui lui était propre :
« Quand le docteur Ousmane Kaba parle d’économie, il faut appliquer ce qu’il dit. »
Ces mots, venant d’un aîné et d’un chef de gouvernement, sont restés profondément gravés dans ma mémoire. Ils témoignent de la confiance professionnelle qu’il m’accordait, mais surtout de l’estime et du respect qui ont marqué notre relation.
Après le gouvernement, nous avons poursuivi ensemble notre chemin politique et participé à la création de l’UFR. Au fil des années, au-delà de la politique et des responsabilités, une relation profondément humaine, fondée sur le respect, la confiance et la fraternité, s’est construite entre nous.
La Guinée perd aujourd’hui un homme qui aura consacré une grande partie de sa vie au service de la République. Un homme profondément attaché à son pays, qui a également œuvré, tout au long de son parcours politique, en faveur du dialogue et de la paix.
Personnellement, je perds un aîné, un compagnon de route et un grand frère. Près de trente années de souvenirs, de confiance, de travail et de fraternité ne peuvent s’effacer avec la disparition d’un homme.
En cette douloureuse circonstance, j’adresse mes condoléances les plus attristées à sa famille, à ses proches, à ses compagnons et à l’ensemble du peuple de Guinée.
Qu’Allah, dans Son infinie miséricorde, lui pardonne ses péchés, l’accueille dans Son vaste Paradis et donne à sa famille la force et la patience nécessaires pour traverser cette terrible épreuve.
Repose en paix, Grand frère Sidya.
La Guinée se souviendra de ton engagement.
Et moi, je n’oublierai jamais le respect, la considération et la confiance que tu m’as toujours témoignés.
Inna lillahi wa inna ilayhi raji’un.














