Alors qu’élèves et parents passent aux derniers réglages pour une rentrée scolaire avec la peur d’une perturbation des cours, liée à la situation des contractuels non-retenus, l’intersyndicale de l’éducation vient de dissiper les craintes. Les structures syndicales rassurent qu’aucun préavis de grève ni avis de grève n’est à date sur la table.
Lors d’un point de presse animé ce dimanche 4 octobre 2026 au siège du SNE, le porte-parole de l’intersyndicale FSPE-SLECG-SNE a apporté des précisions sur la situation. Il explique que la menace brandie ces derniers jours visait principalement à pousser le gouvernement à reprendre les discussions sur les engagements contenus dans le protocole d’accord du 3 janvier 2026 :
« L’intersyndicale de l’éducation rappelle aux enseignantes et enseignants de Guinée qu’elle n’est pas porteuse d’une plateforme de revendications, ni d’un préavis de grève, à plus forte raison d’un avis de grève. Elle a fait usage de menace. Et comme on a coutume de le dire dans le jargon syndical : la menace porte plus que la grève. Et cette menace, à date, a porté », a-t-il déclaré.
Selon Michel Pépé Balamou, la reprise du dialogue avec les autorités a notamment permis la mise en place d’un comité chargé du suivi des engagements issus de l’accord signé en janvier 2026
Pour l’intersyndicale, le personnel enseignant doit donc reprendre normalement les activités pédagogiques dès lundi, parallèlement aux négociations qui se poursuivent avec le gouvernement : « Par conséquent, nous demandons aux enseignantes et enseignants de Guinée de continuer à dérouler leurs activités didactiques, pédagogiques et académiques sur toute l’étendue du territoire national, le temps pour l’intersyndicale de l’éducation (FSPE, SNE, SLECG) de poursuivre les négociations ce lundi », a indiqué le porte-parole.
A en croire ces syndicalistes, les discussions ont été interrompues à cause des célébrations du 68ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Guinée. Mais dès lundi, celles-ci doivent reprendre.
Moussa SIDIBE













