Moins de deux (2) semaines après le lancement de l’Appel Public à l’Épargne (APE) de 2 500 milliards de GNF, Mme la Ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mme Mariama Ciré Sylla, a réuni à Conakry, à mi-parcours de la campagne les acteurs du marché financier national autour d’un déjeuner d’échanges.


Une démarche managériale bien accueillie, en droite ligne, de l’objectif qui vise à faire de la mobilisation de l’épargne nationale un levier du financement de la transformation économique du pays, à l’ère du Programme Simandou 2040.
La confiance et le dialogue comme méthode


Mme la Ministre Mariama Ciré Sylla, aux côtés du Gouverneur de la BCRG, Dr Karamo Kaba, a choisi donc parler et d’échanger directement et en toute convivialité aux banques, compagnies d’assurances, institutions de microfinance et caisses de dépôts. Les représentants du secteur financier national dont l’administrateur Directeur Général d’Afriland First Bank Guinée, banque cheffe de file et agrégateur de l’opération, ont répondu massivement à l’invitation.

« Le pays a changé d’échelle, les defis sont immenses : les ressources de l’État ou les financements extérieurs seuls ne suffisent plus. Nous devons construire ensemble un marché financier national, pierre par pierre pour mobiliser l’épargne domestique et l’orienter vers le financement de nos ambitieux objectifs de développement », a affirmé Mme Mariama Ciré Sylla. Elle a rappelé dans son argumentaire « la stabilisation du cadre macroéconomique, les réformes de mobilisation des ressources internes, la gestion rigoureuse des dépenses et la confiance des partenaires. »

Mr le Gouverneur de la BCRG a pour sa part, réaffirmé que la Banque centrale de Guinée apportera toutes les garanties nécessaires au respect des engagements et à la rémunération des souscripteurs.


Dr Karamo Kaba a salué une politique monétaire bien tenue, une inflation maîtrisée et des réserves de change reconstituées, et plaidé pour un marché des titres publics plus profond, transparent, liquide et accessible.
Un secteur financier qui répond présent.

Saluant l’initiative novatrice de Mme la Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget, le Président de l’Association des professionnels de Banques de Guinée (APB), DG d’Ecobank, a confirmé l’adhésion des acteurs du secteur financier : « Jamais il n’y a eu de défaut de paiement de la BCRG. C’est un signal fort de confiance. »

Mr Diawadou BAH a souligné la solidité des banques guinéennes : « Total bilan : de 4,2 à 14,2 milliards USD entre décembre 2021 et août 2026. Ressources collectées auprès de la clientèle : 10,2 milliards USD, contre 3,1 milliards en 2021. 3,6 milliards USD mobilisés par les banques pour financer les émissions de l’Etat, “soutiendra-t-il pour justifier la volonté et l’intérêt des banques à s’impliquer dans cette opération de financement sain de l’économie par l’Epargne nationale.




Les représentants de Vista, de CCA, d’Ecobank, d’Afriland First Bank Guinée, de CFCI Banque, de NTSIA Assurances, de SUNU Assurances et d’autres institutions ont annoncé publiquement séance tenante, leur intention de souscrire à l’appel public à l’Épargne de 2.500 milliards fg.

Pour M. Guy Laurent Fondjo, ADG d’Afriland First Bank Guinée, Banque Cheffe de fil et agrégateur de l’opération, l’élan est tel que le secteur attend « plus de 30 % de dépassement » dans les souscriptions annoncées.
Une opération attractive, en trois piliers.


- Un rendement attractif et sécurisé : taux d’intérêt annuel de 11 %, net d’impôts, avec les garanties de paiement de la BCRG.
- Une maîtrise du risque de change : la levée se fait en monnaie locale, ce qui renforce aussi le marché financier domestique.
- Une montée en puissance : après 1 500 milliards de GNF en 2025, l’État lève 2 500 milliards en 2026, soit une hausse de près de deux tiers.


Concrètement, l’emprunt comprend 500 000 obligations d’une valeur nominale de 5 000 000 GNF chacune, sur cinq ans. Il s’agit de la sixième émission obligataire sur le marché national en dix ans, reprécisera l’Administrateur Dg d’Afriland First Bank Guinée, M Guy Laurent Fondjo
Investir pour transformer l’économie guinéenne à l’ère de Simandou

Les fonds mobilisés iront à des projets structurants : énergie, infrastructures routières, éducation, santé, agriculture, industrie et commerce. « Nous n’empruntons pas pour emprunter. Nous mobilisons pour investir », a insisté Mme la Ministre Mariama Ciré Sylla, rappelant l’attention constante portée à la soutenabilité de la dette et aux équilibres macroéconomiques. Une route relie un producteur à son marché, un enfant à son école, une famille à un centre de santé.

Élargir la base des investisseurs.
L’ambition est désormais d’élargir la base des souscripteurs : entreprises, ménages, épargnants, caisses de dépôts et de sécurité sociale. Emprunter en francs guinéens protège les finances publiques du risque de change et offre à l’épargne nationale un placement sûr et rémunérateur. Cette démarche complète les efforts menés auprès des partenaires internationaux pour renforcer la signature souveraine de la Guinée.

À travers cette mobilisation collective, le Ministère de l’Économie, des Finances et du Budget réaffirme sa volonté de bâtir, avec tous les acteurs financiers, un marché national plus solide, plus prévisible et pleinement au service de la transformation économique du pays.

Service Communication, Relations Publiques MEFB













