L’affaire des eaux minérales conditionnées en Guinée continue de susciter des réactions. Vendredi dernier, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Aboubacar Kourouma, et ses collaborateurs se sont réunis en session statutaire hebdomadaire pour examiner de nouvelles mesures visant à mieux encadrer la production et la commercialisation de ces eaux. Parmi les mesures annoncées figurent le renforcement du contrôle des prix plafonnés, le recensement des unités de production et la vérification des agréments qui leur ont été délivrés. Des mesures que le président de l’Union des producteurs d’eaux minérales de Guinée accueille favorablement. Il se dit prêt à accompagner le département dans leur mise en œuvre.
Après avoir accordé un moratoire de six mois aux producteurs d’eaux minérales conditionnées afin de leur permettre d’améliorer leur production et de répondre aux besoins des consommateurs, le gouvernement guinéen entend renforcer son dispositif de contrôle. À travers le ministère du Commerce et de l’Industrie, il annonce de nouvelles mesures, notamment le contrôle du respect des prix plafonnés sur le terrain. Interrogé sur cette initiative, le président de l’Union des producteurs d’eaux minérales de Guinée (UPEMGUI), Souleymane Fofana, assure que son organisation veillera au respect de ces prix :
« Ces prix sont bien et nous veillons au strict respect de ces prix, et par l’État et par nous autres producteurs d’eaux minérales. Nous voulons soulager cette population, nous voulons que cette population ait de l’eau à moindre coût. Ces pourquoi nous veillons à ces prix », a assuré le président de l’UPEMGUI
Au-delà du renforcement du contrôle des prix, deux autres mesures sont annoncées par le département dirigé par Aboubacar Kourouma. Il s’agit du recensement des unités de production d’eaux minérales conditionnées et de la vérification systématique des agréments délivrés aux producteurs. Des initiatives que le président de l’UPEMGUI, Souleymane Fofana juge salutaires pour mieux encadrer le secteur :
« C‘est salutaire pour nous aujourd’hui d’essayer de faire un recensement complet de toutes les unités de production évoluant en Guinée. Il fut un moment, les unités de production avaient été bien fermées pour régularisation. Et à date, nous n’avons pas plus de cent cinquante unités de production qui ont été régularisées mais de toutes les façons, il y avait d’autres dossiers qui étaient en cours de traitement, qui avaient été freinés par le remaniement gouvernemental. C’est un grand soulagement. Nous allons même assister le gouvernement dans ce recensement afin qu’on ait une base de donnée concernant cette situation. »
Si Souleymane Fofana se dit disposé à accompagner le ministère du Commerce et de l’Industrie dans la mise en œuvre de ces nouvelles mesures, il exprime néanmoins une préoccupation. Elle concerne notamment l’exonération douanière des matières premières utilisées dans la production des eaux minérales conditionnées : « notre inquiétude est autre chose : lorsque le délai de six mois va passer ; qu’est-ce qui se passera ? Pour cela, nous avons demandé à l’État d’accepter une exonération douanière en tout ce qui concerne les matières premières rentrant dans la fabrication des bouteilles à plastique souple. »
Le président de l’UPEMGUI invite par ailleurs l’ensemble des producteurs et des responsables d’unités de production à privilégier la qualité afin de garantir aux consommateurs guinéens des eaux conformes aux exigences sanitaires et de contribuer à la protection de la santé publique.
Mohamed Lamine DAFFE pour Sursautguinee












