Dans une dynamique d’appréciation objective et transparente du niveau de mise en œuvre des engagements pris par les différents départements ministériels, les résultats atteints, les difficultés rencontrées, ainsi que les perspectives d’amélioration pour le prochain cycle de performance, les travaux d’évaluations finales des contrats annuels de performance ont effectivement démarré ce jeudi sous la houlette du premier ministre chef du gouvernement.
Ces évaluations découlent des contrats de performance conclus entre le chef du gouvernement et les départements ministériels.
Pour cette première journée, c’est le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, à travers le secrétaire général, représentant le ministre Ibrahima Kalil Condé, qui a ouvert le bal. Un exercice visiblement satisfaisant pour Mohamed Sikè Camara vu les points marqués dans le processus électoral en cours.
« Pour l’évaluation de performance de notre ministère, en ce qui concerne les activités que nous avons réalisées au cours de l’année 2025, il ressort de notre entretien ou de notre évaluation avec le Premier ministre que nous avons effectué des activités qui ont impacté positivement la vie de la nation. Comme vous le savez, le président de la République avait déclaré que l’année 2025 serait une année électorale. Et c’est à ce titre que nous avons pu, avec beaucoup de difficultés mais avec un engagement républicain, organiser le référendum du 21 septembre dernier. Mais avant ce référendum, plusieurs activités se sont succédé, notamment l’établissement d’un fichier électoral. Depuis un certain temps, la Guinée n’avait pas ce fichier. Donc, on a établi un fichier électoral sur la base duquel nous avons pu tenir le référendum du 21 septembre. Et comme c’est toujours 2025, bientôt, dans les perspectives, nous avons l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, qui permettra le retour à l’ordre constitutionnel. Donc, cela a été une année charnière », a-t-il décliné.
Et ce n’est pas tout, selon M Camara. « Au-delà de l’organisation des élections, plusieurs activités ont été présentées ici, en ce qui concerne la gestion des frontières, la gestion des catastrophes, mais également les réalisations faites par l’ANAFIC (Agence Nationale de Financement des Collectivités. »
Pour le premier ministre, l’évaluateur, il a porté son insistance sur la décentralisation et la déconcentration.
« Le Premier ministre a insisté sur un fait très important, à savoir continuer le processus de décentralisation. La gestion des déconcentrations, à travers la mise en œuvre de la Charte de la déconcentration, constitue pour le gouvernement un axe important dans le cadre du renforcement du rôle des gouverneurs, des préfets et des sous-préfets, dans le cadre de la territorialisation des politiques publiques. Mais également de continuer le processus du PN-RAVEC, le Programme National de Recensement Administratif à Vocation d’État Civil, qui constitue le socle de la transparence de toutes nos activités, aussi bien sociales, économiques que politiques, pour doter le pays d’un véritable état civil conforme aux standards internationaux », a rapporté Mohamed Sikè Camara dans un entretien accordé à la presse, au sortir de plus d’une heure de présentation.
A en croire le secrétaire général du MATD, aucun obstacle ne semble se dresser aujourd’hui dans la dynamique vers la tenue de la présidentielle. « Tout est mis en œuvre aujourd’hui, en tout cas pour que le 28 décembre puisse se réaliser, que l’élection, dont le décret a été pris par le président de la République, soit tenue à cette date. Toutes les conditions sont remplies. Nous pouvons rassurer aujourd’hui, au nom de M. le ministre de l’Administration du territoire, tout le peuple de Guinée, que le 28 décembre sera respecté et que l’élection se tiendra bel et bien à cette date, avec des élections transparentes et crédibles », a-t-il rassuré.
Amadou Oury Bah a aussi insisté sur la nécessité de poursuivre le processus du PN-RAVEC, « qui représente le socle de la transparence de toutes nos activités (économiques, politiques et sociales), mais aussi un élément essentiel pour doter le pays d’un véritable fichier d’état civil. »
A noter que le secrétaire général était accompagné de plusieurs cadres du département, notamment de la DGE et de l’ANGUSH.
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