Nous avons pris connaissance avec étonnement et indignation d’un article de presse relayant les propos pour le moins légers, irrévérencieux et historiquement infondés de M. Alpha Boubacar Bah, directeur général adjoint de l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine (ANRU), à l’endroit de figures majeures de la vie politique nationale, notamment Monsieur Lansana Kouyaté, ancien Premier ministre de la République de Guinée et Président du Parti de l’Espoir pour le Développement National (PE.D.).
Il est regrettable qu’un responsable public, tenu par un devoir de réserve, se permette d’employer un langage méprisant, désobligeant et irrespectueux à l’égard d’hommes d’État dont le parcours, la probité et l’engagement pour la Guinée sont unanimement reconnus, bien au-delà de nos frontières.
*Lansana Kouyaté : un homme d’État, une constance, une intégrité*
Contrairement aux affirmations péremptoires et empreintes de légèreté contenues dans cet article, Lansana Kouyaté n’est ni un *“dinosaurе”*, ni un homme du passé. Il est et demeure une conscience politique, un repère moral et un intellectuel aguerri, dont la trajectoire force le respect et l’admiration.
Ancien haut fonctionnaire international, ancien Premier ministre, diplomate chevronné, Lansana Kouyaté a toujours servi la Guinée avec dignité, compétence et désintéressement, sans jamais confondre l’État avec ses intérêts personnels, sans jamais pactiser avec la corruption ou l’injustice.
Son passage à la Primature entre mars 2007 et mai 2008 (soit 15 mois) reste, dans la mémoire collective des Guinéens, l’une des rares parenthèses de rigueur, de sobriété et d’espoir dans la gouvernance publique. Cela explique, aujourd’hui encore, l’attachement profond du peuple guinéen à sa personne et à son combat politique.
L’âge n’a jamais été un critère d’exclusion de la vertu, de la sagesse et du patriotisme
Réduire le débat politique à une question d’âge relève d’une pauvreté intellectuelle manifeste. L’histoire du monde enseigne que les grandes nations se sont bâties par la transmission entre générations, et non par l’effacement brutal et méprisant des aînés.
La Guinée n’a pas besoin d’ingratitude, mais de mémoire, de respect et de continuité.
Lansana Kouyaté n’a jamais prétendu être irremplaçable. Il n’a jamais confisqué le débat politique. Il a toujours plaidé pour l’alternance, la démocratie, l’État de droit et la réconciliation nationale — bien avant que ces concepts ne deviennent des slogans opportunistes.
Sur les leçons de morale et la cohérence politique
Il est pour le moins paradoxal que des leçons de loyauté, de rupture ou de renouveau soient données par des acteurs dont l’ascension politique et administrative s’est faite à l’ombre d’hommes aujourd’hui vilipendés, parfois au prix d’un reniement moral que l’histoire jugera.
Lansana Kouyaté, lui, n’a jamais trahi, n’a jamais renié, n’a jamais insulté ses prédécesseurs pour exister politiquement. Il s’est toujours élevé par le travail, la compétence et la constance.
Un combat qui continue, jusqu’au dernier souffle
Qu’on le veuille ou non, Lansana Kouyaté continuera de servir la Guinée jusqu’à son dernier soupir, non par ambition personnelle, mais par devoir patriotique. Son engagement ne dépend ni des humeurs d’un régime, ni des attaques de circonstance, encore moins des propos désobligeants de ceux qui confondent nomination administrative et légitimité historique.
Aux détracteurs animés par la haine, la médiocrité ou l’ingratitude, nous rappelons ceci :
On peut occuper une fonction par accident, mais on n’entre jamais dans l’histoire par hasard.
Lansana Kouyaté est déjà entré dans l’histoire de la Guinée — et l’histoire, elle, ne se réécrit pas au gré des intérêts du moment.
Pour l’unité, oui. Pour l’amnésie et le mépris, non.
Le PEDN réaffirme son engagement pour une Guinée réconciliée, inclusive et démocratique. Mais cette réconciliation ne saurait se bâtir sur l’effacement des hommes vertueux ni sur l’insulte à ceux qui ont consacré leur vie au service de la Nation.
Respecter Lansana Kouyaté, c’est respecter la Guinée.
Ousmane Kankou Kaba, porte-parole du PE.D.N et de son Président, Lansana Kouyaté














