Le directeur général de la Chambre Nationale d’Agriculture (CNA) de Guinée, Souleymane ‘’Apache’’ Bérété, était à la barre ce mercredi 4 mars 2026 devant le tribunal correctionnel de Kaloum pour être entendu sur le dossier de 14 millions de dollars us.
Souleymane Apache Bérété est poursuivi par Afriland First Bank, tout comme Madina Dansoko, 1ère vice-présidente de la Chambre Nationale d’Agriculture de Guinée, Crédit Rural de Guinée, Amara Kourouma et Abdoul Karim Touré, pour des faits d’« organisation frauduleuse de l’insolvabilité, faux et usage de faux et complicité », dans une affaire d’achat d’engrais portant sur un montant de 14 millions de dollars. Afriland First Bank accuse également le prévenu d’avoir ordonné au Crédit Rural de procéder au virement des fonds vers la Banque Centrale, notant bien que les comptes de la Chambre Nationale d’Agriculture sont saisis.
À la barre, M Bérérté a rejeté en bloc les faits et demandé de trouver les coupables dans l’équipe qui a précédé à la sienne. Pour lui, s’il y a bien quelqu’un qui doit répondre pour cette affaire de 14 millions de dollars, c’est bien l’ancienne équipe de la Chambre Nationale d’Agriculture, dirigée par Elhadj Mamadou Bobo Denken Diallo.
« C’est une affaire que nous sommes venus trouver à la Chambre Nationale d’Agriculture. Quand Afriland First Bank m’a notifié que la chambre leur devait 14 millions de dollars, je leur ai demandé de m’apporter les documents, ce qu’elle n’a pas fait. Les 11 milliards de francs guinéens saisis par Afriland First Bank sur le compte de Crédit Rural n’ont aucun lien avec les 14 millions de dollars. Ce compte de la Chambre Nationale d’Agriculture à Crédit Rural est un nouveau compte, que nous avons ouvert à notre arrivée. Donc, s’il y a quelqu’un qui doit répondre pour ces 14 millions de dollars, c’est bien l’ancienne équipe dirigée par Bobo Denken. Nous n’avons trouvé aucune trace des 14 millions de dollars à la Chambre Nationale d’Agriculture », a déclaré Souleymane Bérété Apache.
Déjà le 22 janvier 2026, dans un communiqué, la CNA disait « se réserve le droit d’engager toute action appropriée conformément aux lois et règlements en vigueur contre toute personne ou entité pour des faits visant à ternir son image et à porter atteinte à son intégrité institutionnelle.
Enfin, la Chambre Nationale d’Agriculture de Guinée rassure les acteurs du monde rural, les partenaires institutionnels, les Partenaires Techniques et Financiers, ainsi que l’ensemble de l’opinion publique, quant à la régularité de sa gestion et à sa détermination à préserver l’intégrité, la crédibilité et la stabilité de l’institution. »
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Daouda Mohamed














