Si le calme est revenu à Gueckédou, précisément à la frontière avec le Libéria, il n’est pour le moment que précaire. Alors qu’un tête-à-tête a réuni dimanche dernier autorités guinéennes, représentée par le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation ainsi celles libériennes, représentées par le ministre des Affaires intérieures, Niuma Ley, qui ont décidé de jouer la carte de l’apaisement à travers un dialogue, la tension était d’un cran ce mercredi matin côté guinéen. Une tension qui serait partie de la volonté de jeunes guinéens à vouloir répondre à une attitude de jeunes libériens de Foyah, tous de la même communauté kissia pourtant.
« A l’origine des tensions, la Guinée était allée monter le drapeau puisqu’on suppose que c’est notre territoire. De l’autre côté, les jeunes libériens sont également venus à leur tour, hisser leur drapeau et même s’en prendre aux militaires guinéens qui étaient sur place. Ceux-ci ont reçu l’ordre de replier. Ils (jeunes libériens) ont hissé leur drapeau sur place et faire descendre le drapeau guinéen qui était là », a rapporté une source locale.
Informés de ce comportement, de nombreux jeunes de Guéckédou ont tenté, ce mercredi 11 mars, de traverser le fleuve Makona afin de répondre à la « provocation ». Ce qui a alerté des autorités locales, notamment du préfet et des forces de défense et de sécurité. Pour éviter que les choses tournent au pire dans une zone déjà meurtrie par une guerre civile, elles entamé une forte campagne de sensibilisation pour calmer les esprits. Plusieurs jeunes qui s’étaient déjà jetés dans le fleuve Makona pour en découdre avec les voisins, ont finalement été dissuadés.
« Les militaires, le préfet et d’autres responsables ont demandé aux jeunes de rentrer à la maison. Beaucoup étaient déjà au bord du fleuve, certains même dans l’eau », indique cette source qui a ajouté qu’un panique s’est emparé de la ville de Tchèndènan Demabadouno, ce mercredi matin, lorsque des tirs de sommation ont été entendus du côté libérien.
Très rapidement, le préfet de Guéckédou s’est invité dans les médias locaux afin de rassurer la population et appeler au calme.
Contacté ce soir, un citoyen sur place, nous a rassuré que la sérénité est revenue dans la ville, du moins pour l’instant.
Sursautguinee.info














