Limogé vendredi par le chef de l’Etat, le désormais ancien Directeur de la Communication et de l’information (DCI) de la Présidence de la République de Guinée, s’assume.
Dans une vidéo postée sur son compte Facebook, Moussa Condé alias Ednoc est passé aux aveux pour clairement étaler les faits qui lui sont reprochés.
Ci-dessous, l’intégralité de sa sortie sur Facebook…
Bonjour à tous, c’est Monsieur Condé Moussa, ancien directeur de la communication et de l’information de la Présidence.
Je viens faire cette vidéo aujourd’hui pour vous informer sur les causes qui ont conduit à mon limogeage que vous avez suivi à la télé. Je vois beaucoup de personnes faire des spéculations, mais aujourd’hui, il faut que je donne ma part de vérité clairement qui ont conduit à cela. La première des choses, c’est quoi ? En tant que directeur moi de la communication, j’essayais quand même de soutirer des informations confidentielles au niveau de la présidence pour les divulguer à certains blogueurs. chose qui n’est pas digne d’un directeur de la communication. Et aussi, j’étais en contact permanent avec certains membres du gouvernement de l’ancien régime, chose qui n’est pas normale aussi, étant donné que je suis en train de gérer la communication d’une grande institution comme la présidence. Par ailleurs, l’aspect qui a réveillé les soupçons est que j’ai eu un échange téléphonique un soir avec un des gardes du corps du président qui s’appelle KondéBili. Il m’a appelé un soir pour me demander un peu d’argent. Donc j’ai fait un dépôt de, je crois, 500 000 sur Orange Money comme ça. Et après, on a échangé, je lui ai dit : ah, mon frère, ouvre bien grand tes oreilles là-bas. S’il y a des informations sensibles autour du patron, sur moi, il faut m’informer. Donc, l’appel a été intercepté. C’est là les trucs ont commencé. Quand l’appel a été intercepté, c’est là-bas, j’ai été convoqué. De contrôle en contrôle dans mon téléphone, il s’avère qu’on est tombé sur des communications que je tenais avec certains marabouts pour me permettre d’avoir des positions auprès du président plus importantes. Et ces marabouts ont fait du travail pour moi, des médicaments avec lesquels je devais me laver. Comme vous savez, tout ce que les marabouts aiment faire, donc c’était des trucs qui ne sont pas assez dignes avec le nom du président. Et par ailleurs, l’autre côté aussi, C’était les fréquentations que je recevais au bureau de certaines filles et je ne me retenais pas de faire de la bordelerie avec eux, c’est ça la vérité, parce que c’est le mot, il faut le dire pour cela. Le gros aspect aussi qui a créé, c’est la frustration au sein des équipes que je conduisais au sein de la DCI auxquelles je ne remettais pas forcément leurs primes, vous voyez ?
Donc quand tous ces aspects-là sont réunis, et que le chef de l’État a ça, il doit taper sur la table. Et c’est ce qu’il a fait pour me limoger. Donc je vois des gens spéculer de gauche à droite, je vois tout. Mais il était important que je donne aussi ma version des faits clairement, pour que ce soit clair pour tous, que ce limosage-là, que je le mérite et que je l’assume, c’est moi le responsable. Donc en tant que directeur, c’était pas normal, c’était pas digne, c’était pas digne de moi. Donc je pense que c’est moi le fautif et c’est moi qui ai tort. Donc tout ce qui arrive là, c’est moi j’assume. Merci à vous.
Sursautguinee.info