Le lundi 23 mars, au petit matin, ce sont d’abord des rumeurs finalement confirmées qui ont alerté sur l’extraction en pleine nuit, de Aboubacar Sidiki Diakité alias Toumba de sa cellule à la prison civile de Coyah. C’est seulement dans la soirée que, dans un communiqué, le Parquet Général près la Cour d’Appel de Conakry a brisé le silence pour invoquer un »malaise » qui a conduit à son admission urgente à l’hôpital du camp Almamy Samory Touré de Conakry pour des »soins intensifs ».
Depuis, ni les membres de sa famille ni ses avocats n’ont eu accès à lui pour s’enquérir de son état réel. Face aux ragots distillés ici et là, l’inquiétude devient de plus en plus grande. C’est pourquoi dans un communiqué en date du 24 mars 2026, la famille de l’ancien aide de camp de Moussa Dadis Camara parle d’une hospitalisation dans des »circonstances suspectes ».
Totalement dans l’angoisse et le choc, la famille dénonce déjà : « un état de santé sciemment ignoré, un transfert illégal et isolement forcé ainsi que le silence des autorités » qui alimentent leurs craintes.
Face à cet état de fait, la famille de Toumba Diakité exige des autorités guinéennes et sans délai :
- une preuve de vie immédiate et vérifiable
- l’accès d’un médecin indépendant et des ses avocats au camp Almamay Samary Touré
- la transparence dans son état de santé réel
- la libération anticipée au regard des neuf (09) années purgées et de son état de santé.
Ci-dessous, le communiqué :
















