Le week-end dernier, dimanche 29 mars 2026 précisément, l’Association des Jeunes Ressortissants et Amis de Kondjeya (AJRAK) a organisé un match de football caritatif au stade de la cité CBK, dans la commune de Matoto, à Conakry. L’objectif : mobiliser plus de 50 millions de francs guinéens pour construire une école et réhabiliter un pont dans la localité de Kondjeya, préfecture de Tougué.
Un stade, un ballon, et derrière eux, l’avenir de toute une communauté. Ce dimanche, le stade omnisport de la cité CBK de Matoto n’abritait pas un simple match de football. C’était aussi et fondamentalement une rencontre, un plaidoyer pour une émergence communautaire, à travers la mobilisation de fonds symboliques en faveur des infrastructures scolaires et de franchissement.
Au prise, deux équipes, une seule communauté avec un même objectif
Sur le terrain, l’équipe de Kondjeya a dominé celle de Fatako sur le score de 2 buts à 1. Un résultat qui a animé les tribunes, sans toutefois occulter l’essentiel. Car c’est bien hors du rectangle vert que se jouait la vraie rencontre : fédérer ressortissants, cadres et personnalités autour d’un projet de développement communautaire concret.
La mobilisation a été au rendez-vous. Outre les ressortissants de Kondjeya, de Fatako et de Tougué, plusieurs cadres et personnalités publiques ont répondu à l’appel de l’AJRAK.
« Nous défendons l’avenir de nos enfants »

S’exprimant sur les motivations, le porteur du projet, président de l’AJRAK, Ibrahima Sory Diallo, a donné toute sa dimension à l’initiative. « Nous défendons une école. Nous défendons un pont. Mais au fond, nous défendons bien plus que cela », a-t-il déclaré, avant de poser la question qui résume à elle seule l’urgence et la portée du projet : « Qu’est-ce qu’une école abandonnée, sinon un avenir compromis ? »
L’objectif est précis : rénover l’école primaire de Kondjeya et réhabiliter le pont reliant Diwé à Kondjeya-centre. Deux infrastructures jugées essentielles pour la mobilité, la sécurité et le quotidien des populations locales. Le coût total estimé s’élève à 50 millions de francs guinéens. L’appel d’Ibrahima Sory Diallo transcende les seuls ressortissants de Tougué ou Kondjeya, il s’adresse à toute autre bonne volonté :« Que chacun donne selon ses moyens, que chacun participe selon ses capacités. Car ce sont les petites contributions qui bâtissent les grandes réalisations. »
Des personnalités mobilisées

L’événement a également bénéficié de la présence de figures de premier plan. Abdoulaye Yéro Baldé, président du FRONDEG et ancien ministre de l’Enseignement supérieur, a exprimé son émotion face à la démarche. « Construire une école et un pont, ce sont des actions concrètes et prioritaires. Si nous ne travaillons pas pour le développement de nos localités, personne ne le fera à notre place », a-t-il affirmé, assurant les organisateurs de son soutien personnel.
La marraine de l’événement, Dre Djenaba Baldé, médecin, a de son côté appelé à l’union.

« J’invite tous les fils et toutes les filles de Tougué à se donner la main. C’est dans l’union que nous pourrons faire avancer notre localité », a-t-elle déclaré. Quant au parrain, Mamadou Alpha Diallo, représentant le Directeur national des Voies urbaines, il a transmis un message d’engagement : « Il s’engage à accompagner les initiatives allant dans le sens du développement socio-économique de nos communautés. »
L’objectif des 50 millions de francs guinéens n’est pas encore atteint. Mais la dynamique est lancée. L’AJRAK poursuit sa mobilisation, et l’école de Kondjeya attend toujours ses murs neufs, et ses élèves avec elle.

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