Comme annoncé, l’intersyndicale des enseignants FSPE-SNE a tenue ce samedi 11 avril 2026, son Assemblée Générale extraordinaire. Dans une salle de conférence de la bourse du travail archi-comble, les enseignantes et enseignants mobilisés à l’effet, sont parvenus à trois résolutions déterminantes.
Selon Michel Pépé Balamou, secrétaire général du SNE : « Au terme de cette grande assemblée générale réussie, nous sortons de cette salle avec les résolutions fermes et claires. (…) L’intersyndicale de l’éducation FSPE SNE n’est plus prêt à travailler avec le SLECG qui ne défend plus les intérêts matériels et moraux des enseignants, mais s’associe au gouvernement pour maintenir les enseignants dans la misère et dans la précarité. »
Un moratoire d’une semaine au gouvernement pour la mise en œuvre des conclusions du protocole d’accord signé le 3 janvier 2026.
« Nous donnons au gouvernement un intérêt moratoire qui va courir jusqu’au vendredi prochain. Le temps pour le premier ministre, chef du gouvernement, Amadou Oury Bah, de se saisir du dossier pour pouvoir l’examiner et que les conclusions issues du protocole d’accord du 3 janvier 2026, c’est-à-dire la mise en place des trois commissions soit effective à partir du lundi prochain. Si du lundi jusqu’au vendredi prochain, les arrêtés conjoints ne sont pas signés… nous convoquerons une assemblée générale extraordinaire, décisive. »
La possibilité de reprise de la grève suspendue depuis décembre 2025, selon le camarade Balamou, est imminente.
« Nous n’aurons même pas besoin de vous demander d’aller en grève… la grève déclenchée le 1er décembre 2025 n’a été que suspendue. Un simple communiqué de levée des suspensions suffira pour que la grève reprenne lundi 20 avril 2026. Retenez bien cette date-là. »
Si cette syndicale poursuit la mobilisation sur le terrain, elle n’exclut pas non plus, sa disponibilité à la négociation.
« Les enseignants n’ont plus confiance en eux… ils n’ont plus de base. Et que le gouvernement comprenne cela pour négocier avec les syndicats qui soient écoutés, c’est la FSPE, c’est le SNE. Et nous sommes prêts à travailler avec le gouvernement, mais dans le sens de la défense des intérêts matériels et moraux des enseignants. »
Almamy Camara














