Après avoir été condamné en première instance à 5 ans d’emprisonnement et une amende de 5 milliards de francs guinéens ainsi que la confiscation de ses biens, le dossier de Ibrahima Chérif Bah est à nouveau à la barre. Cela, suite à l’interjection en appel faite par son avocat Me Sékou Kondiano, en janvier 2026.
L’ancien gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée est poursuivi pour des faits présumés de détournement de deniers publics portant sur 10,5 millions de dollars, corruption, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux, abus de fonction et complicité.
Et ce mardi 28 avril 2026, l’affaire a été appelée à la barre, suite à la recomposition intervenue à la Cour de Répression des Infractions Economiques et Financières (CRIEF). A cet effet, le juge Francis Kova Zoumanigui a ordonné la réouverture des débats, ce qui relance aussi l’examen du dossier sur le fond.
Sollicitant la parole et l’ayant obtenu, le procureur spécial Alphonse Charles Wright a d’abord salué cette décision avant de formuler deux observations majeures. La première concerne la non-comparution du prévenu : selon lui, en l’absence de ce dernier, aucun avocat ne devrait être autorisé à plaider, au nom du respect des principes fondamentaux de la légalité.
Secondo, Charles Wright a demandé à la juridiction de ne pas tenir compte des précédentes observations ou requêtes formulées par la défense, si celles-ci existent.
Par ailleurs, il a sollicité le renvoi de l’affaire afin de permettre la tenue des plaidoiries et des réquisitions. Il a proposé un délai de trois semaines, évoquant notamment l’absence des avocats de l’État à l’audience.
À l’issue des débats, la Cour a décidé de renvoyer l’affaire au 19 mai prochain pour la comparution des conseils de la partie civile et, éventuellement, pour les plaidoiries et réquisitions.
Moussa SIDIBE














