Plus de six millions de Guinéens étaient annoncés ce dimanche 31 mai 2026 aux urnes dans le but d’élire les futurs Parlementaires ainsi que les membres des différents exécutifs communaux du pays afin d’aboutir à la fin de quatre années de transition. Dans l’ensemble, selon les observateurs, la journée s’est déroulée sans incident majeur.
Un motif pour la Direction générale des élections (DGE), de féliciter la maturité politique des guinéens qui ont su voter sans heurts ni violences.
Toutefois, Mme Camara Djenabou Touré a reconnu que des dysfonctionnements ont été enregistrés par endroits, notamment des retards à l’ouverture de certains bureaux de vote. Des dysfonctionnements auxquels, selon la DGE « des solutions rapides ont été trouvées », comme la prorogation de l’heure de fermeture des bureaux de vote qui est passée de 18h à 19h30.
« Je pense que nous sommes arrivés au terme de cette journée sans incidents majeurs signalés. Il y a eu quelques incidents mineurs, que nous considérons sans impact significatif, signalés par endroits, non pas dans la gestion du scrutin, mais entre militants de certains candidats. Mais je pense que nous pouvons en être fiers, encore une fois, car le peuple de Guinée vient de démontrer sa maturité en matière de participation aux scrutins en République de Guinée. Tout s’est passé dans le calme et la discipline, et les gens sont allés voter tranquillement. Avec le maillage que nous avons effectué des bureaux de vote, vous vous rendez compte qu’il n’y a pratiquement plus de files d’attente. Cela est désormais derrière nous. Quand vous prenez le nombre d’électeurs, qui est de 6.948.896, et que vous le divisez par 23.000 bureaux de vote, pratiquement 24.000, vous comprenez que la moyenne se situe autour de 290 à 292 électeurs par bureau de vote. Cela fait que les bureaux de vote ne sont plus surchargés comme on avait l’habitude de le voir auparavant, avec 700, 800, voire 1 000 personnes dans un même bureau de vote. Cela appartient désormais au passé dans le processus d’organisation des scrutins. Voilà, en substance, une journée très chargée, mais une journée bien remplie », a-t-elle indiqué d’entrée.
Si à sa prise de parole aucune tendance n’était dégagée, Mme Camara a tout de même indiqué que 50 % des Commissions administratives de centralisation des votes (CACV) avaient déjà entamé le processus de centralisation des résultats. Par ailleurs, a-t-elle ajouté que 100 % des commissions de réception et de transmission ont commencé à recevoir les procès-verbaux en provenance des bureaux de vote.
« À l’heure où nous parlons, plus de 50 % des CACV ont commencé à centraliser les résultats. C’est-à-dire qu’au niveau des bureaux de vote, il y a le dépouillement qui est fait, le procès-verbal est rempli, les fiches de résultats sont remplies et remises aux représentants des candidats dans les bureaux de vote. Mais à la suite de cela, le président du bureau de vote transporte le procès-verbal. Il y a un certain nombre de documents cités dans la loi que le président doit transporter : la liste d’émargement, les bulletins nuls. Les bulletins de vote sont remis dans les urnes scellées et remontés à la centralisation. Ça ne reste pas dans les bureaux de vote. Une fois que tout cela arrive à la centralisation, il y a une commission de réception et de transmission des procès-verbaux au président de la CACV, qui est un magistrat de l’ordre judiciaire. Cette commission aussi est placée sous l’autorité du président de la CACV. Aujourd’hui, nous avons multiplié les commissions de réception, parce que c’est la Direction générale des élections qui est l’organe de gestion chargé de créer ces commissions de réception en fonction du nombre d’électeurs et des bureaux de vote. Nous avons aujourd’hui des communes qui comptent jusqu’à 12 à 13 commissions de réception pour rendre le travail fluide et permettre une meilleure participation au travail de la commission proprement dite. Donc, à partir de là, c’est le président de la CACV qui va transmettre les résultats, donc le procès-verbal de centralisation d’une commune, au niveau de la DGE, ainsi qu’une autre copie à la Cour suprême. Comme je l’ai dit tout à l’heure, plus de 50 % des CACV ont déjà commencé la centralisation. Les procès-verbaux arrivent progressivement. Les commissions de réception ont déjà commencé à travailler. Cent pour cent des commissions de réception et de transmission ont déjà commencé la réception des procès-verbaux dans toutes les communes de notre pays », a-t-elle indiqué.
Almamy Camara, décryptage














