Le déroulement du triple vote dans la préfecture de Yomou suscite de vives réactions. Dans un communiqué rendu public, le Bloc Libéral dénonce plusieurs irrégularités qualifiées de « graves violations du Code électoral », qui portent notamment sur la gestion des urnes à la présence de ses représentants sur le terrain.
Selon le parti dans son communiqué, le processus aurait été marqué par une décision jugée controversée. Il affirme que « le préfet de Yomou a ordonné le transfert de l’ensemble des urnes vers le chef-lieu préfectoral avant leur dépouillement dans les bureaux de vote », une mesure que la formation politique considère comme contraire aux règles en vigueur.
Dans son argumentaire, le Bloc Libéral insiste sur le caractère fondamental du dépouillement public dans les bureaux de vote. Le parti rappelle que cette étape doit se faire en présence des différentes parties prenantes afin de garantir « la transparence, la sincérité et la crédibilité du scrutin ».
Malheureusement sur le terrain, le BL indique que ce principe n’a pas été respecté. Elle affirme que les opérations de dépouillement et de centralisation se dérouleraient à Yomou « sans la présence effective ni le témoignage des représentants des compétiteurs politiques », notamment ceux du Bloc Libéral.
Le communiqué évoque également des tensions ayant touché ses représentants. Le parti cite le cas de Monsieur Alphonse Guemou, qui aurait été « molesté puis placé en détention » alors qu’il suivait le déroulement des opérations électorales.
Autre aspect dénoncé : le Bloc Libéral affirme que ses représentants ont été empêchés de saisir la Justice de Paix pour faire constater les irrégularités. Le parti parle à ce sujet d’une « entrave grave à l’exercice des droits reconnus aux compétiteurs politiques ».
Face à cette situation, le président d’honneur du parti, Dr Faya Lansana Millimouno, aurait contacté le Directeur préfectoral des élections de Yomou afin d’obtenir des explications sur les faits signalés.
En attendant d’éventuelles clarifications, le Bloc Libéral adopte une position ferme. Il indique qu’il rejettera tout résultat issu d’un processus qu’il estime entaché d’irrégularités et annonce qu’il se réserve le droit d’utiliser toutes les voies légales pour défendre « la vérité des urnes ».
Reste à savoir ce que donnera son recours
Moussa SIDIBE














