A travers un décret ce mardi, le président de la République procédé à la création de la Centrale d’achat de l’État (CAE), une nouvelle structure destinée à améliorer la gestion des ressources publiques et à rationaliser les dépenses de l’administration. Placée sous la tutelle du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, cette institution dispose de la personnalité juridique ainsi que d’une autonomie administrative et financière.
Basée à Conakry, la CAE pourra étendre ses activités à l’intérieur du pays à travers des représentations régionales. Elle aura pour principale mission de centraliser et de mutualiser les achats de biens et services couramment utilisés par les administrations publiques, notamment les véhicules, les équipements informatiques, le mobilier de bureau ainsi que les prestations liées aux missions officielles.
Comme attributions, la Centrale d’achat de l’État sera chargée de négocier des contrats et accords-cadres, de coordonner les acquisitions publiques et d’optimiser les coûts grâce à des achats groupés. Elle interviendra également dans l’organisation des déplacements professionnels des agents de l’État, notamment pour la réservation de billets d’avion, l’hébergement et d’autres prestations logistiques.
Dotée d’un Conseil d’administration, d’une Direction générale, d’une Agence comptable et d’un Contrôle financier, la CAE s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer la transparence, d’améliorer l’efficacité de la commande publique et de réaliser des économies d’échelle. À travers cette réforme, le gouvernement entend moderniser davantage la gestion des finances publiques et assurer une utilisation plus rationnelle des ressources de l’État.
David













