M Almamy Condé, un cadre du trésor public, poursuivi pour des faits de « détournement de deniers publics, corruption d’agents publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux », a été fixé sur son sort ce mercredi 1er juillet 2026 par la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).
Sous mandat de dépôt à la maison centrale de Conakry depuis le 12 mai dernier, il a été déclaré coupable des faits de corruption d’agents publics, d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux.
En répression, la cour l’a condamné à trois (3) ans de prison assortis de sursis et au paiement d’une amende de deux (2) milliards de francs guinéens. Elle a également ordonné le versement, au profit de l’État guinéen, d’une somme de dix (10) milliards de francs guinéens.
La CRIEF a aussi décidé le maintien des mesures conservatoires portant sur plusieurs biens du condamné, notamment : des comptes bancaires liés à une rizière située à Kouroussa, ainsi que ses comptes personnels ; un immeuble R+4 et un duplex à Kountia ; un immeuble R+10 à Boulbinet Mosquée dans la commune de Kaloum ; un immeuble R+2 à Matoto ; un immeuble R+7 à Kipé ; deux stations-service UTS situées à Khorira (Dubréka) et Koumban (Kankan) ; une carrière de granite à Bawa ; quatre véhicules ; une ferme avicole à Toguiron (Dubréka) ; ainsi que plusieurs parcelles situées notamment à Wonkifong, Kountia et Dubréka.
Il faut rappeler que Almamy Condé, selon des informations, a été impliqué dans cette affaire, suite à une dénonciation faite par un membre de sa famille, et qui a été transmise au parquet spécial dirigé par le procureur Charles Wright.
Moussa SIDIBE













