Conakry est en deuil. Dar-Es-Salam est en larmes. Des familles sont endeuillées, des survivants blessés, des foyers détruits, des personnes désormais sans abri et l’angoisse pour d’éventuels cas sous les décombres persiste.
Face à cette tragédie qui vient encore de frapper notre capitale, j’adresse mes condoléances les plus attristées aux familles des victimes et à toute la Nation guinéenne.
Qu’Allah, dans Sa miséricorde, accueille les disparus, accorde prompt rétablissement aux blessés et donne courage et force à toutes les familles éprouvées.
Néanmoins, aujourd’hui, les mots de compassion ne suffisent plus. Il faut agir. Et agir maintenant. Et chacun peut apporter quelque chose pour une chaîne de solidarité agissante.
J’en appelle à la mise en place immédiate d’une Commission indépendante d’urgence pour l’assistance et l’accompagnement des victimes, avec pour mission de :
* recenser de manière exhaustive les victimes, familles sinistrées et personnes déplacées ;
* identifier et couvrir leurs besoins urgents en hébergement, alimentation, eau, soins médicaux et assistance psychosociale ;
* mobiliser, coordonner et assurer la traçabilité des contributions publiques, privées et humanitaires ;
* garantir un accompagnement digne des familles pendant au moins les trois prochains mois.
La solidarité ne doit pas être seulement un mot prononcé au lendemain d’un drame. Elle doit devenir une réponse concrète aux souffrances des victimes.
Parallèlement à l’urgence humanitaire, toute la lumière doit être faite sur les circonstances de cette tragédie, les alertes antérieures et les responsabilités éventuelles, afin que les victimes puissent obtenir réparation et qu’un tel drame ne se reproduise plus.
* Secourir maintenant.
* Accompagner les victimes.
* Établir les responsabilités.
* Prévenir d’autres drames.
J’en appelle à la solidarité nationale, à l’humanisme et à la responsabilité de tous.
Abdoul Sacko
Coordinateur National du Forum des Forces Sociales de Guinée














