Une affaire présumée de soustraction de lingots d’or atterrit devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).
Selon l’information rapportée par nos confrères de MondeMedia, deux gendarmes ont été placés sous mandat de dépôt sur instruction du procureur spécial près la CRIEF, Alphonse Charles Wright.
L’affaire fait suite à une plainte de Mamadou Bah, orpailleur, relative à la disparition de sept barres de lingots d’or, dont la valeur marchande est évaluée à 5 milliards 438 millions 725 mille 613 francs guinéens.
Selon les informations communiquées dans le cadre de la procédure, les deux gendarmes poursuivis sont Amadou Traoré et Ibrahima Kalil Traoré.
Le premier était chargé du convoyage des lingots. Il aurait été missionné à cet effet par son supérieur hiérarchique, Ibrahima Kalil Traoré, également cité dans le dossier.
Les lingots disparaissent pendant le convoyage
D’après les éléments de la procédure, les sept barres de lingots étaient transportées sous escorte lorsque leur disparition aurait été constatée.
Amadou Traoré est soupçonné d’avoir profité d’un moment d’inattention au cours du trajet pour soustraire les lingots.
Les investigations menées dans le cadre de l’affaire auraient ensuite conduit à la découverte des précieux minerais auprès du père et de la mère du gendarme mis en cause.
Reste désormais à déterminer le rôle exact joué par chacun des deux prévenus présumés dans cette affaire, ajoute le média.
Deux gendarmes sous mandat de dépôt
Après leur audition dans le cadre de la procédure, le procureur spécial de la CRIEF a ordonné leur placement sous mandat de dépôt.
Les deux hommes devraient comparaître devant la juridiction compétente dans les prochains jours ou semaines, selon l’évolution de la procédure.
Le parquet spécial entend faire toute la lumière sur cette affaire. En cas de culpabilité établie par la justice, les personnes reconnues responsables s’exposeraient aux sanctions prévues par la loi.
Jusqu’à une décision judiciaire définitive, les deux gendarmes bénéficient de la présomption d’innocence, précise le Parquet spécial.
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