A la suite du secrétaire général du MATD, c’est le chef de cabinet du ministère de la sécurité et de la protection civile, représentant le ministre Bachir Diallo qui s’est soumis à l’exercice de l’évaluation finale annuelle initiée par le premier ministre chef du gouvernement.
Après avoir présenté le tableau de actions menées par son département courant l’année 2025, M Kemo Oularé est ressorti tout satisfait de l’initiative.
« J’ai apprécié cette rencontre pour ses recommandations et observations pertinentes, qui contribuent à l’amélioration et au renforcement des capacités opérationnelles des services de police et de la protection civile. L’objectif est clair : sécuriser les personnes et leurs biens dans notre République. Partout où il n’y a pas de paix et de sécurité, il n’y a pas de développement », a-t-il entamé.
Pour lui, débattre des questions de sécurité à ce sommet de l’État est un honneur et une priorité pour les autorités de la République de Guinée. « Le débat technique s’est très bien déroulé, et le directeur du BSD a fait un excellent exposé sur le PAO. Les questions soulevées ont été traitées par nos techniciens, avec des réponses prenant en compte nos préoccupations nationales et la coopération internationale pour lutter contre toutes les formes de criminalité transnationale organisée, qui constituent aujourd’hui une menace réelle pour nos populations, notre sous-région et même notre continent », a déclaré le chef de cabinet.
L’actualité sécuritaire reste dominée ces derniers temps par des enlèvement et disparitions forcées des citoyens. Cet aspect n’échappe à la police nationale. A en croire Kemo Oularé, leurs services travaillent inlassablement dans le sens de contrer les criminels dans leur élan.
« Comme je l’ai souligné dans la salle, la criminalité évolue de façon exponentielle tandis que les services de sécurité évoluent de façon linéaire. Il n’existe pas de sécurité absolue à 100 %. Le délinquant cherche toujours une opportunité pour commettre son crime. Même aux États-Unis, il y a des enlèvements et des fusillades, malgré un haut niveau de sécurité. Nos services de police et la protection civile s’investissent moralement, physiquement et techniquement pour réduire le taux de criminalité en Guinée. La direction générale a récemment organisé des opérations “Épervier” et “Ouragan” pour lutter contre toute forme de criminalité, urbaine ou transnationale. Plusieurs structures appuient la CPIR, les BAC, la CEPAF, et d’autres, toutes convergeant pour endiguer la délinquance », a-t-il ajouté.
Concernant la sécurisation du processus électoral, une période qui nécessite une implication totale des services de sécurité, les émissaires du général Bachir Diallo rassure.
« Au nom de mon ministre et de tous les hauts cadres de la police, je veux rassurer que la collaboration interinstitutionnelle entre les services d’application de la loi, comme la gendarmerie et la police, est effective. Les commissions travaillent déjà pour minimiser les risques de criminalité pendant la période électorale. Des formations sont en cours et toutes les structures déconcentrées de sécurité et de défense, y compris la gendarmerie, sont à l’œuvre pour assurer une élection paisible et permettre à la Guinée d’élire un nouveau président dans le cadre démocratique », a assuré Kémo Oularé.
Sursautguinee.info














