Depuis un certain temps, de plus en plus d’adolescents en situation scolaire (parce que portant des tenues), se livrent à des comportements jugés malsains par nombre d’observateurs. Dans des vidéos de moins de trois minutes, le plus souvent, des ados se livrent à des attitudes contraires aussi à leur âge qu’à la morale.
En une semaine seulement, deux vidéos ont retenu les attentions. D’abord à Labé, où dans une vidéo, des jeunes collégiennes sont aperçues en position de violences sur une camarade pour une affaire liée au sexe. Ensuite, l’indignation s’est poursuivie à Kamsar, dans la préfecture de Boké.
Dans le deuxième cas, cinq (5) lycéennes se livrent à jeu dénommé, « On écoute mais on ne juge pas ». A tour de rôle, elles procèdent à des révélations. Certes les révélations sont faites dans la banalité, mais à analyser objectivement, elles doivent être prises très au sérieux. Une adolescente qui révèle avoir eu des relations intimes avec l’ami à son père. Ça peut paraitre banale, mais c’est une réalité qui foisonne dans nos sociétés.
Une autre qui dit avoir voyagé de Kamsar à Conakry et de retourner sans le moindre soupçon des parents. C’est aussi une réalité de nos sociétés.
Une ado qui déclare avoir vu un garçon nu. Ce n’est pas faux. C’est courant dans nos maisons et quartiers.
Aujourd’hui, tous les ingrédients sont réunis pour aliéner la jeune génération. Des adultes aussi même.
Primo, la démission des parents, que certains appellent négligence, complaisance ou indifférence des géniteurs. Pour la plupart des parents, sans catégorisation aucune (riche ou pauvre, occupé ou non), l’école est souvent considérée comme l’unique centre d’éducation et d’instruction. Ce qui ne saurait être vrai. En étant à l’école, en plus de nous acquitter des frais d’écollage de nos enfants, notre surveillance de leur comportement en milieux scolaire doit aussi être une priorité. De nos jours, la communication entre parents et enfants, se limite à la simple salutation et aux sollicitations. Celle liée à la préparation humaine, reste un TABOU, quasiment absent.
Secundo, l’influence des technologies de l’information et de la communication. Alors que ces outils devaient être un levier pour la formation de tous, ils constituent de nos jours un véritable chemin pour la détérioration de nos mœurs et exposent tous à des dangers.
Aujourd’hui, au-delà des jeunes, même les adultes son victimes des dangers de l’internet.
Il est grand temps que les familles reprennent en main, l’éducation de leurs enfants. Ne plus laisser à la seule responsabilité des concessions scolaires, l’éducation des enfants.
Rappelons-nous que dans un passé très récent, l’enfant était soumis à trois niveaux d’éducation. La trilogie : FAMILLE – SOCIETE – ECOLE. Malheureusement, de nos jours, tous se rabattent sur la seule école, qui en réalité présente aussi de nombreuses failles.
A chaque évènement malheureux, comme c’est le cas actuellement, chacun s’empresse à solliciter le renforcement des cours d’éducation civique et morale dans les écoles. Sauf que tous oublient que quelque soit le contenu qu’on donnera à ce cours, les objectifs ne seront visibles et atteints que lorsque la famille s’y mettra en première ligne.
Le contrôle parental sur les contenus des téléphones, à la télévision, les compagnies, etc, tout devrait intéresser les parents dans la vie de leurs enfants.
Que chacun joue pleinement son rôle, nos enfants seront ce que nous souhaitons que notre société soit.
DAMOCA














