Si les avocats de la défense des sieurs Georges Olémou, Jean-Louis Kpoghomou et Thomas Touaro jubilent leur victoire ou la victoire du droit, tel n’est pas le cas pour la partie civile. Pour Maître Bernard Sâa Disy Millimono, avocat de la partie civile, le tribunal n’a pas respecté le principe du contradictoire et de l’équilibre entre les parties
« Le tribunal n’a pas observé l’équilibre entre les partis parce qu’il n’a pas discuté les moyens exposés par les partis civils. Le tribunal s’est contenté de dire que la partie civile aurait dit qu’elle fait mienne (sienne), les moyens qui ont été présentés par le parquet. Cela n’a jamais été fait », a-t-il soutenu.
L’avocat affirme que la partie civile a développé une argumentation autonome, distincte de celle du parquet : « Nous n’avons jamais dit que nous faisions mienne (nôtre) ce qu’a exposé le parquet. Nous avons nos propres moyens de défense que nous avons présentés. Ces moyens-là ont leur propre structure, ont leur propre contenu, nous avons notre propre argumentation », a-t-il martelé.
Pour cet avocat, « Le tribunal avait l’obligation de discuter les moyens présentés par la partie civile, mais en refusant de discuter les moyens qui ont été présentés par la partie civile, le tribunal a manqué son obligation d’observer la neutralité entre les parties », a-t-il dénoncé.
Dans les griefs de la partie civile, figure aussi le pourvoi déclaré irrecevable par la Cour suprême : « Nous avons par exemple évoqué le fait que le pourvoi déclaré irrecevable par la Cour suprême, c’est un pourvoi exercé contre un arrêt rendu en 2022 et que cet arrêt n’existe pas dans ce dossier, on a évoqué cela. Le tribunal n’a pas discuté ces moyens-là », a-t-il expliqué.
En définitive, selon Me Millimouno : « Nous estimons que la décision qui a été rendue n’est pas une décision fondée au regard de la loi, c’est pourquoi nous allons exercer un appel contre cet arrêt-là et nous disons que la bataille n’est fait qu’à commencer »,.
Moussa SIDIBE














