Un atelier d’échanges et d’actualisation des textes réglementaires encadrant les manifestations, attroupements, cortèges et défilés sur la voie publique en République de Guinée s’est ouvert ce vendredi 26 juin 2026 dans la ville des agrumes à Kindia. C’est une initiative du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, à travers la Direction Nationale des Libertés Publiques et des Frontières.
Présidée par le Chef de Cabinet, représentant le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, cette rencontre de deux jours vise à renforcer le cadre juridique et réglementaire encadrant les manifestations sur la voie publique, afin de concilier la protection des libertés fondamentales avec les impératifs de maintien de l’ordre public, de la paix sociale et de la cohésion nationale. Il s’agit également de présenter, d’examiner et d’actualiser les textes existants, mais aussi et surtout d’élaborer les textes d’application de la Loi N°/2015/009/AN relatifs aux manifestations, attroupements, cortèges et défilés sur la voie nécessaire.
Au total, ils sont 55 cadres issus des ministères sectoriels, des cours et tribunaux ainsi que des services de sécurité, à prendre part à cet atelier de Kindia. M François Gono CONDÉ, Chef de Cabinet du MATD, en procédant à l’ouverture des travaux a, au nom du Ministre Ibrahima Kalil CONDÉ, rassuré de l’accompagnement et de la disponibilité du département de tutelle pour l’atteinte des objectifs.
Le Chef de Cabinet a, dans son allocution décliné l’ambition du MATD concernant la thématique de l’atelier : « Notre ambition aujourd’hui est précisément de consolider cet équilibre fragile mais indispensable entre la préservation de l’ordre public et le respect absolu des droits fondamentaux conformément à la vision du Président de la République, Monsieur Mamadi Doumbouya »
En se référant de l’objectif principal de cet atelier qui est d’actualiser et de clarifier le cadre juridique, Monsieur François Gono CONDÉ a invité les participants à une analyse sans complaisance des mécanismes de protection, à savoir : « Quel est le rôle exact de nos élus locaux et administrateurs territoriaux, qui reçoivent les déclarations préalables et doivent évaluer les risques ? »
« Quelle est la posture de nos forces de l’ordre, actrices de première ligne, dont la mission est de sécuriser les manifestants tout en protégeant les citoyens, les biens publics et privés ? »
« Quelle est la place de l’autorité judiciaire, garante ultime des libertés et de la répression des abus ? »
De son côté, le Directeur National des Libertés Publiques et des Frontières a précisé l’importance de cette activité qui intervient dans un contexte où la Guinée met définitivement fin à la transition : « La transition qui s’achève a permis de doter notre cher pays d’un ensemble de lois constitutionnelles nécessaires à la protection des droits et libertés. La mise en œuvre effective de ces lois passe inéluctablement par l’élaboration des textes réglementaires d’application pour compléter ou préciser celles qui doivent l’être. En effet, nombreux sont ces textes d’application qui attendent soit leur élaboration, révision ou actualisation », reconnait M. Moriba MAGASSOUBA.
Le Directeur National des Libertés Publiques et des Frontières a par ailleurs, déploré les troubles à l’ordre public et les violences qui sont devenus monnaie courante dans les grandes villes comme dans les zones minières.
À issues de ces travaux, les textes relatifs aux manifestations, attroupements, cortèges et défilés sur la voie publique en République de Guinée devront être présentés.












