Le milieu scolaire dans la ville de Kindia vit une profonde tristesse depuis l’annonce, ce matin, du décès de Mamadou Djouma Bah, candidat au baccalauréat unique session 2026, des suite de maladie.
Il y a quelques jours, le défunt et plusieurs autres candidats et enseignants ont été reconnus coupables dans une affaire de fraude lors des examens par le parquet de Kindia. Incarcéré, le jeune candidat aurait développé des signes de maladie avant d’être admis dans une structure sanitaire. C’est par la suite, vue l’amélioration de son état, qu’il aurait été mis à la disposition de la famille. Malheureusement, il n’a pu survivre et a été déclaré mort ce mardi.
Tout en présentant ses condoléances à la famille éplorée ainsi qu’à la communauté éducative de Kindia, l’organisation syndicale exige fermement que toute la lumière soit faite sur ce drame.
« Aucune rigueur de la loi, aucun règlement ne saura jamais justifier la violation du droit le plus sacré, le plus inaliénable de l’être humain : LE DROIT À LA VIE », martèle le syndicat.
Face à cette triste situation, le Syndicat National de l’Education (SNE), interpelle le Ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation (MENA-ETFP) et l’invite à libérer immédiatement tous les élèves détenus dans les mêmes circonstances.
« Libérez immédiatement tous les autres candidats retenus dans ces conditions exécrables, si l’État est incapable de leur garantir l’accès aux soins et la protection de leur vie ! Nous dénonçons avec la même véhémence le sort réservé aux enseignants croulant dans des prisons sous des régimes cruels, inhumains et dégradants. »
Quant au SLECG, son président d’honneur exprime sa compassion : « Je compatis à cette perte. Je présente toutes mes condoléances à la famille et à tous les élèves de Kindia, en particulier les élèves qui sont candidats au baccalauréat pour cette année. Je suis vraiment désolé qu’on arrive à cet état. Je n’ai aucun reproche à faire, parce que les règlements disent que quand on est en situation de fraude, il faut que les intéressés répondent devant la loi », a dit Aboubacar Soumah.
Et d’ajouter : « Ce que je peux dire, c’est quand même, si l’intéressé demande à être évacué ou à une prise en charge, il faudrait que cela soit vraiment entendu. Le fait qu’il y a eu laxisme dans la prise en compte pour ses soins, c’est là que je condamne. La justice devrait changer cette attitude, effectivement. Quand quelqu’un est malade, qu’il soit à l’état d’incarcération ou à l’état normal, il faut le soigner, il faut le traiter. Quelle que soit la situation »
Dans le communiqué ci-dessous, le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, a adressé ses condoléances à sa famille ainsi qu’à ses camarade de classe.
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