Face à la presse ce lundi, dans le cadre la campagne à Labé, le premier ministre Amadou Oury a levé un coin du voile sur les raisons qui ont prévalu à la candidature du président de la transition, alors qu’il avait promis de ne pas se présenter à l’élection qui allait conduire au retour à l’ordre constitutionnel.
Dans son argumentaire, le directoire de campagne de la GMD à situé cette volte-face sur trois raisons.
Premièrement, la consolidation des acquis. Pour le premier ministre, le projet minier stratégique de Simandou, les transformations économiques réalisées et en cours de réalisation, les réformes de gouvernance et les chantiers structurels engagés sont pour beaucoup : « Tout cela est en marche et ne peut, au regard de l’intérêt national, être remis en cause. Il faut stabiliser et consolider ce qui a été entrepris ».
Deuxièmement, la volonté populaire. « La population elle-même vit les résultats de ces quatre dernières années. Celle-ci voit qu’en quatre ans, ce que nous n’avions pas fait pendant près de 60 ans d’indépendance, s’est dit, il faut que cela continue. Parce que ça a recréé l’espoir, ça a recréé une envie de continuer pour voir des transformations encore plus substantielles s’insérer dans le paysage économique, dans le paysage social et dans le paysage de la gouvernance de manière globale ».
Et troisièmement, la situation sécuritaire et politique dans la sous-région ouest-africaine. « Vous voyez l’atmosphère régionale en Afrique de l’Ouest. Il y a beaucoup d’instabilité et de bouleversements. Et ceci nous pousse dans une logique d’assurer la stabilité de l’Afrique de l’Ouest. La stabilité de l’Ouest africain passe par la stabilité de la Guinée. Parce que la Guinée est la digue qui peut contrebalancer les efforts des uns pour une déstabilisation généralisée. Et pour cela, je ne veux pas insister, vous suivez l’actualité, il y a beaucoup de bouleversements. Et la Guinée, pour nous, pour la région, pour tous les pays limitrophes, doit rester stable. Ce sont ces trois facteurs principaux qui ont poussé le candidat Mamadi Doumbouya à poser sa candidature. Il l’a fait tout en sachant ce qu’il avait dit », a développé Amadou Oury Bah.














