Le groupe Baowu Resources, premier sidérurgiste mondial, a pris le contrôle majoritaire (51 %) du consortium Winning Consortium Simandou (WCS), opérateur des blocs 1 et 2 du projet Simandou en Guinée, contre 49 % auparavant, selon un communiqué publié vendredi dernier.
À la suite de cette opération, la maison mère basée à Singapour et sa filiale guinéenne ont été rebaptisées Baowu Winning Consortium Simandou (BWCS).
L’accord, approuvé par les autorités guinéennes le 30 mai 2024, a été finalisé le 30 janvier 2026.
BWCS détient désormais 85 % de la société d’exploitation guinéenne des blocs 1 et 2, renforçant ainsi l’influence stratégique de Pékin sur Simandou, dans un pays déjà clé pour l’exportation de bauxite et d’autres minerais.
Sur les blocs sud (3 et 4), des groupes publics chinois sont également présents via une coentreprise pilotée par Chinalco, aux côtés de Rio Tinto et de l’État guinéen, au sein du partenariat Simfer.
Simfer et BWCS ont co-développé les infrastructures communes de chemin de fer et de port, essentielles au projet Simandou, dont les premières expéditions de minerai de fer ont démarré en novembre, après près de 30 ans de retards, de différends réglementaires et de défis infrastructurels.
Baowu affirme que cette prise de contrôle confirme son engagement industriel et stratégique à long terme dans « l’un des projets miniers et d’infrastructures intégrés les plus importants au monde », avec une attention portée à la compétitivité, au contenu local et au respect des standards ESG internationaux.
À régime nominal, les deux pôles miniers de Simandou devraient produire jusqu’à 120 millions de tonnes par an de minerai de fer à haute teneur, exportées via un port atlantique commun, positionnant la Guinée comme un acteur majeur mondial, aux côtés de l’Australie et du Brésil.
Par ailleurs, la Guinée est déjà le premier exportateur mondial de bauxite, dont plus de 70 % de la production est contrôlée par des entreprises chinoises.