Le siège de la Génération pour la Modernité et le Développement (GMD), mouvement qui a conduit à l’élection du président Mamadi Doumbouya, a servi de cadre ce lundi, aux consultations des mouvements et partis politiques en vue de leur fusion au sein de la GMD, Bâtir Ensemble
Ils étaient nombreux à être invité par le premier ministre Amadou Oury Bah. Le missionnaire du président Doumbouya, a tenu à rappeler que ce dernier était un candidat indépendant, c’est-à-dire sans structure politique ni organisation formelle pour le soutenir et l’accompagner de manière institutionnelle. Ce qui veut dire : « Il a préféré être, j’allais dire, le candidat de tous. Et parmi ses soutiens, il y avait des particuliers », a-t-il indiqué à ses invités.
Par amour pour l’homme et pour son bilan lors la transition, plusieurs mouvements et partis politiques se sont portés volontaires pour soutenir sa candidature.
« C’est donc un soutien diversifié, présent un peu partout au sein de la société guinéenne : les femmes, les jeunes, etc. Grâce à Dieu, avec vous tous, nous avons réussi à mener une campagne présidentielle calme et apaisée, qui a abouti à une victoire du candidat avec 86 % des suffrages, sur un taux de participation de 92 %. Grosso modo, c’est une victoire collective », a-t-il déclaré.
Par nécessité de donner vie et forme à la Génération pour la Modernité et le Développement (GMD – Bâtir ensemble) pour les échéances prochaines, une mission a été confiée au premier ministre démissionnaire après l’investiture du président élu.
« Cela était nécessaire, car le Président de la République élu, Mamadi Doumbouya, a besoin d’un soutien politique au sein des institutions, notamment à l’Assemblée nationale et au niveau des collectivités décentralisées, pour appuyer et accompagner son action », a expliqué Bah Oury
Si la candidature indépendante a marché pour la présidentielle, les réalités futures nécessitent un bloc plus large et plus fort afin de consolider les acquis.
« Aujourd’hui, pour disposer d’une majorité, il faut être structuré et organisé. Si les mouvements existants et les partis politiques partent chacun en ordre dispersé, le pays deviendra ingouvernable. Le pays serait ingouvernable parce qu’il y aurait trop de candidatures et trop de fractions, rendant impossible la formation d’une majorité. Or, sans majorité au sein de l’instance législative, tout ce qui a été construit risquerait de s’autodétruire. D’où la nécessité de bâtir un parti politique structuré, discipliné et organisé, capable de compétir et de participer efficacement aux élections législatives », a-t-il enchaîné.
Daouda Mohamed














