Depuis lundi soir, les stations-service de Labé sont prises d’assaut par les citoyens. De longues files d’attente sont visibles dans toute la ville.
À l’origine de cette affluence inhabituelle, une rumeur faisant état d’une prétendue crise de carburant liée à la situation au Moyen-Orient.
Les autorités régionales de la SONAP (Société nationale des pétroles) ont cependant démenti toute pénurie, affirmant qu’aucune crise n’est à l’ordre du jour dans la préfecture.
Malgré ce démenti, le mécontentement et l’inquiétude grandissent chez les citoyens, notamment en raison de la flambée du prix de l’essence au marché noir.
Un citoyen, sous couvert d’anonymat, témoigne : « Je travaille dans la préfecture de Lelouma. Je suis venu samedi pour passer le week-end en famille et récupérer mon salaire. Hier soir, nous avons vu des files dans toutes les stations. On parlait d’une crise. J’ai été contraint d’acheter quatre litres au marché noir à 15 000 francs le litre. Ce n’est pas normal que des citoyens créent une crise là où il n’y en a pas. »
Il lance un appel aux autorités :
« Il faut que les autorités agissent. Il y a des malades qui doivent se déplacer, des agriculteurs qui doivent arroser leurs champs, des urgences familiales et administratives à gérer. Je demande au gouverneur de la région, au préfet, au président de la délégation spéciale et aux responsables de la SONAP de Labé de prendre des dispositions pour éviter le pire. Nous sommes en mois de Ramadan pour les musulmans et en période de Carême pour les chrétiens. De telles situations ne doivent pas se produire. »
De leur côté, les responsables de la SONAP ont réaffirmé chez nos confrères de NYLA TV qu’il n’existe aucune crise de carburant dans la préfecture de Labé.
Alpha Moussa pour sursautguinée.info














