Dans la dynamique du double scrutin, la Direction Générale des Elections (DGE), allume la machine. Comme lors de la présidentielle, une commission financière a été officiellement installée pour proposer les montants des cautions de candidature ainsi que le plafonnement des dépenses de campagne pour les élections législatives et communales prévues le 24 mai 2026.
En conférence de presse ce jeudi 5 mars 2026, la Directrice générale des élections, Mme Camara Djenabou Touré, a expliqué que cette commission aura pour mission de faire des propositions concernant les différentes cautions exigées pour les scrutins à venir.
Aux dires de la DGE, trois cautions distinctes seront prévues, correspondant aux trois scrutins de liste qui seront organisés dans le cadre des élections couplées.
Il s’agit pour les législatives, deux modes de scrutin prévus :
- un scrutin de liste à la représentation proportionnelle pour 49 députés sur la liste nationale ;
- un scrutin majoritaire uninominal et plurinominal permettant aux citoyens d’élire 98 députés dans les différentes circonscriptions.
Une proposition de répartition des sièges par circonscription a déjà été transmise aux autorités compétentes. « La loi prévoit entre un et cinq députés par circonscription. Le président de la République va entériner cette proposition dans les prochains jours », a-t-elle annoncé.
Concernant les élections communales, le nombre de conseillers municipaux variera entre 11 et 45 conseillers par commune, en fonction de la population.
En plus des cautions de candidature, la commission financière devra également proposer un montant global de plafonnement des dépenses de campagne.
Sur la question des dépenses de campagne, la Directrice générale des élections a fait cas de l’intransigeance de la loi électorale. Les dépenses de campagne feront aussi l’objet d’un contrôle par la Cour des comptes.
« C’est une étape importante parce qu’elle permet aux candidats de se préparer et de savoir s’ils disposent des moyens nécessaires pour payer les cautions. Sans caution, la candidature est rejetée », a souligné Djenabou Touré.
La commission financière est présidée par le représentant de l’ONASUR. Elle comprend également :
- un représentant du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget ;
- un représentant du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation ;
- deux représentants de la Direction générale des élections.
Les travaux de la commission devront être réalisés dans un délai très court afin de permettre la fixation des montants avant l’ouverture du dépôt des candidatures.
Moussa SIDIBE














