A travers un communiqué conjointement signé du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, du Ministère des Mines et de la Géologie et du Ministère de l’Environnement et du Développement durable de Guinée, le gouvernement guinéen durcit le ton contre l’utilisation des engins lourds dans l’exploitation minière artisanale.
Dans ce communiqué conjoint rendu public vendredi soir à la Télévision Nationale, l’Etat guinéen fait une interdiction formelle de ces équipements sur les sites d’orpaillage artisanal.
Les ministres sectoriels soutiennent que cette mesure s’inscrit dans le cadre de la politique de formalisation de l’exploitation minière artisanale et de ses textes d’application. Elle vise à protéger l’environnement, les personnes et les biens.
Cette décision cible principalement, les Poclains, les bulldozers, les tractopelles et autres machines mécaniques similaires sur les sites dédiés à l’exploitation artisanale de l’or, et objectif, selon les autorités, est de limiter la dégradation des terres, des cours d’eau et des écosystèmes, mais aussi de prévenir les accidents pouvant entraîner des pertes en vie humaine. L’interdiction vise également à lutter contre l’exploitation minière illégale et le non-respect des normes environnementales, tout en protégeant les communautés locales.
Le communiqué précise par ailleurs, qu’à compter de sa publication, tout engin lourd retrouvé sur un site d’exploitation minière artisanale sera définitivement saisi par les autorités compétentes. Les contrevenants s’exposent à des poursuites judiciaires pouvant conduire à des condamnations et à des sanctions financières.
Pour assurer l’application effective de cette mesure sur le terrain, des instructions fermes sont données aux gouverneurs de régions, les préfets, les sous-préfets, les autorités locales ainsi qu’aux forces de défense et de sécurité afin de veiller à son respect strict.
Les ministres en charge de l’Administration du territoire, des Mines et de l’Environnement appellent enfin les acteurs du secteur minier, les organisations professionnelles, les groupements d’intérêt économique, les coopératives et les compagnies minières à collaborer activement afin de garantir le respect de cette réglementation et de préserver les intérêts nationaux.
Daouda Mohamed














