Une fillette, élève en classe de 4ᵉ année, aurait été victime d’abus de la part de son instituteur dans la commune urbaine de Pita. Les faits se seraient produits le vendredi 13 mars 2026. La mère de la victime a été interrogé par un reporter de www.sursautguinee.info. Djenabou Bah est revenue sur les circonstances de cette affaire et appelle les autorités à rendre justice à sa fille.
Selon ses explications, l’affaire trouve son origine autour d’un repas de rupture qu’elle avait préparé pour l’enseignant. « Le dimanche passé, j’ai préparé un repas de rupture pour l’instituteur de ma fille. Le lundi dernier, il a demandé à ma fille d’aller récupérer les bols alimentaires. J’ai refusé en disant que c’est moi-même qui vais aller les chercher », a expliqué la mère de la victime.
Cependant, elle affirme que l’enseignant aurait continué à demander à la fillette de venir récupérer les bols. « Depuis lundi jusqu’au vendredi dernier, ma fille ne cessait de me dire que son instituteur l’obligeait à venir récupérer les bols », a-t-elle ajouté.
Face à cette insistance, la mère a finalement autorisé sa fille à se rendre au domicile de l’enseignant, mais en compagnie d’une autre personne. Une fois sur place, la fillette serait entrée dans la maison de l’enseignant tandis que la personne qui l’accompagnait l’aurait laissée sur les lieux.
Quelques instants plus tard, la jeune élève serait revenue à la maison en pleurs. Inquiète, sa mère lui a demandé ce qui s’était passé. « Elle m’a dit : “Maman, si je vous explique, est-ce que vous n’allez pas me battre ?” Après avoir insisté, elle a fini par me raconter ce qui s’était passé », a-t-elle confié.
Suite aux révélations de sa fille, Djenabou Bah dit s’être rendue immédiatement chez l’enseignant avant d’emmener la fillette à l’hôpital pour des examens. C’est à ce moment que les agents de sécurité seraient intervenus pour interpeller le suspect.
« Le pantalon de ma fille était mouillé. Quand les gendarmes ont auditionné l’instituteur, il a nié les faits », a-t-elle précisé.
La mère de la victime indique que l’enseignant est actuellement placé en détention. Toutefois, selon elle, la famille du suspect aurait déclaré aux autorités qu’il souffrirait de troubles mentaux.
« L’instituteur est emprisonné, mais sa famille affirme qu’il est un déréglé mental, alors qu’il a fait dix ans à Pita sans déclarer sa folie. Cette fois-ci, je demande justice. Je veux qu’il soit puni à la hauteur de son acte. Je ne veux plus retrouver cet enseignant dehors. Je ne peux pas pardonner », a-t-elle insisté.
L’enquête se poursuit afin de faire toute la lumière sur cette affaire qui suscite une vive émotion dans la commune urbaine de Pita.
Alpha Moussa pour www.sursautguinee.info














