En prélude au lancement effectif de la 10èeme édition des Jeux Universitaires de Guinée, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, avec à sa tête, Dre Diaka Sidibé, s’est d’abord acquitté d’un devoir celui de la remise des Prix de l’édition précédente. C’était à la faveur d’une conférence de presse qui a mobilisé cadres du département et récipiendaires à la Plage Camayenne.
Prenant la parole, la ministre Sidibé à d’abord placé les Jeux Universitaires de Guinée dans leur contexte.
« Chers amis de la presse, chères étudiantes et étudiants, les Jeux universitaires de Guinée sont nés en 2014 d’une idée audacieuse : offrir à l’étudiant un espace où l’ensemble de ses talents physiques, artistiques et intellectuels puisse s’exprimer, se mesurer et se célébrer. »
Plus de dix ans de chemin, l’impact est sans équivoque. Des champions dénichés, des caractères forgés e des liens de fraternité et de camaraderie scellés au sein de l’université guinéenne à travers le pays.
Selon la Ministre Diaka Sidibé, ces jeux ont eu le mérite d’inculquer en la jeunesse universitaire de Guinée, une valeur essentielle : « la performance n’est jamais le fruit du hasard, mais celui de la discipline, de l’effort et d’une ambition collective cultivée dans la durée. »
Comme preuve de réussite, les talents universitaires guinéens se sont aussi faits de la place sur la scène internationale à travers leurs présence remarquable : « en Éthiopie en 2018, au Kenya en 2022, en Chine en 2023 et au Nigeria en 2024. À chaque sortie, les délégations guinéennes ont porté haut les couleurs nationales, transformant chaque médaille en symbole de fierté et de confiance entre l’État et ses étudiants. »
Si tout cela a été possible, le mérite revient indéniablement aux : « anciens ministres, responsables administratifs, encadreurs, arbitres, bénévoles, ainsi que les milliers d’étudiants — athlètes, artistes et passionnés — qui ont fait de chaque édition un moment d’exception. »
Tout n’est pas cependant rose. Il y a aussi des zones sombres à corriger : « Une conférence de presse n’est pas seulement un moment d’annonce, c’est aussi un moment de vérité. (…) Certains champions ont attendu des semaines, d’autres des mois. Ce manquement, je le reconnais sans détour. »
Premier pas dans la réparation du tort, tous les champions de la 9ᵉ édition ont reçu leurs récompenses avant l’ouverture officielle de la conférence, un acte fort que la ministre a présenté comme un engagement concret plutôt qu’une simple promesse.
Se projetant vers l’avenir, elle a tenu à rassurer les futurs participants : « chaque étudiant engagé dans les Jeux universitaires de 2026 verra ses efforts reconnus et récompensés dans les délais. »
Au-delà de leur dimension sportive et culturelle, la ministre a replacé ces jeux dans une perspective beaucoup plus large, en lien avec la vision nationale Simandou 2040, portée par le président de la République Mamadi Doumbouya. Cette ambition vise à bâtir une Guinée prospère, compétitive et souveraine, fondée sur la valorisation des ressources naturelles et surtout sur la formation d’un capital humain d’excellence.
Dans cette dynamique, les Jeux universitaires apparaissent comme une véritable école de la vie. Ils permettent de développer des qualités essentielles telles que la discipline, l’endurance, le courage, la créativité et le goût de l’excellence — autant de compétences indispensables pour former les ingénieurs, médecins, économistes et juristes de demain.
« Lorsqu’un étudiant s’entraîne pour une compétition, il apprend la rigueur. Sur scène, il apprend le courage. Dans ses études, il cultive l’excellence. Ces dimensions constituent les fondations humaines nécessaires à la Guinée de demain. »
Le ministère considère désormais les Jeux universitaires non plus comme une activité secondaire, mais comme un levier stratégique de sa politique éducative, pleinement intégré à la construction d’un capital humain capable de relever les défis futurs du pays.
La 10ᵉ édition des Jeux universitaires de Guinée se tiendra du 19 avril au 3 mai 2026 à Conakry, qui deviendra, durant cette période, le véritable carrefour du sport, de la culture et de l’intelligence universitaire en Guinée.
Moussa SIDIBE














