Le ministère de l’Élevage a lancé ce jeudi, une alerte à l’attention des aviculteurs, des commerçants de volailles et de l’ensemble des populations guinéennes à la suite de la réapparition de foyers de grippe aviaire hautement pathogène de souche H5N1 en Côte d’Ivoire et au Sénégal.
Dans un communiqué officiel, le département dirigé par le ministre Félix Lamah indique que les autorités vétérinaires ivoiriennes et sénégalaises ont notifié respectivement des cas de la maladie dans la localité de Koun-Fao, au centre-est de la Côte d’Ivoire, ainsi qu’à Grand Yoff, au Sénégal, au cours des mois d’avril et mai 2026.
Selon le ministère, « la grippe aviaire est une maladie virale extrêmement contagieuse qui touche principalement les volailles domestiques et les oiseaux sauvages. Son apparition peut provoquer d’importantes pertes économiques et représente une menace sérieuse pour la filière avicole ainsi que pour la sécurité alimentaire ».
Face à cette situation, les autorités guinéennes appellent à une vigilance renforcée et invitent les acteurs du secteur à respecter scrupuleusement les mesures de prévention. Il est notamment recommandé d’éviter tout contact avec des volailles malades ou mortes, de signaler sans délai toute mortalité inhabituelle de volailles ou d’oiseaux sauvages aux services vétérinaires, et de renforcer les mesures d’hygiène et de biosécurité dans les fermes et marchés à volailles.
Le ministère insiste également sur la nécessité de limiter les mouvements non contrôlés de volailles et de produits avicoles, d’empêcher toute introduction clandestine de volailles en provenance de la Côte d’Ivoire et du Sénégal, et de veiller à une cuisson adéquate des produits avicoles avant leur consommation.
Par ailleurs, le département de l’Élevage rassure les populations que des dispositions ont déjà été prises pour renforcer la surveillance épidémiologique aux frontières, dans les marchés et dans les zones d’élevage frontalières. L’objectif est de prévenir toute introduction de la maladie sur le territoire guinéen.
« La protection du cheptel avicole national est une responsabilité collective », rappelle le ministère, qui appelle à la collaboration de tous les acteurs pour préserver la santé animale et la sécurité alimentaire du pays.
Ci-dessous, le communiqué













