Joint au téléphone par ACTUALITE.CD depuis le siège de son parti, où il se trouvait retranché avec plusieurs responsables de l’opposition, Martin Fayulu a livré un témoignage accablant. 
« Nous sommes blessés, gravement blessés. On ne peut pas sortir parce que la police est là en train d’aider les éléments de la Force du Progrès », a-t-il déclaré.
« Ils ont déjà tué deux personnes devant le siège et ont pris les corps », a-t-il poursuivi, affirmant que les manifestants avaient été repoussés jusqu’au Palais du Peuple. « Quand nous sommes arrivés, ils ont vu qu’ils ne pouvaient rien faire.
Ils ont commencé à tirer à balles réelles, puis ils se sont approchés et ont sorti des matraques pour nous frapper sur la tête. » L’opposant a précisé que Jean-Marc Kabund figurait parmi les blessés. « Il y a beaucoup de blessés, avec deux morts », a-t-il conclu.
Des tensions ont éclaté à Kinshasa lors d’une manifestation organisée, ce vendredi 12 juin 2026, par la coalition C64 pour protester contre un projet de révision constitutionnelle et les perspectives d’un troisième mandat du président congolais, Félix Tshisekedi.
Selon le média congolais Actualite.cd, des militants de l’opposition réunis sur le boulevard Triomphal ont été dispersés par les forces de l’ordre alors qu’ils se dirigeaient vers le Palais du Peuple pour participer à un sit-in convoqué par la coalition C64.
Cette mobilisation intervient dans un contexte politique tendu. Lors d’une conférence de presse tenue le 6 mai dernier, le président de la RDC, Félix Tshisekedi, au pouvoir depuis 2019, s’est exprimé sur l’éventualité d’un troisième mandat, une perspective que ses opposants jugent contraire à la Constitution.
« Je n’en ai pas sollicité, mais si le peuple veut que j’ai un 3e mandat, je l’accepterai », avait déclaré le chef de l’État, une sortie qui a suscité de vives réactions au sein de l’opposition et d’une partie de l’opinion publique congolaise.












