Suite à un communiqué conjoint de cinq ministères du gouvernement guinéen interdisant l’exploitation artisanale illégale de l’or dans la région de Siguiri, la polémique va bon train, avec le départ massif de Burkinabè exerçant dans la zone.
Contrairement à certaines interprétations, Tiendredeogo Dieu-Donné Francis, le représentant des ressortissants burkinabè en Haute-Guinée dit comprendre la mesure. Toutefois, il qualifie la situation de « particulièrement inquiétante » et de « très sensible », compte tenu du nombre de ses compatriotes touchés par la décision puisqu’exercent des activités économiques dans les zones aurifères.
Il a quand-même rappelé que cette décision relève de la souveraineté de l’État guinéen. Selon lui, les autorités entendent assainir le secteur minier, lutter contre l’exploitation artisanale de l’or et protéger les ressources naturelles.
Monsieur Dieu-Donné a également souligné les conséquences sociales de cette mesure. « Derrière cette activité, il y a des familles, plusieurs personnes qui vivent au quotidien de ces revenus », a-t-il déclaré. Face aux informations faisant état de départs et de difficultés rencontrées par certains Burkinabè, il a appelé au discernement et souhaité que l’opération se déroule dans le respect des droits humains.
Tiendredeogo Dieu-Donné Francis a insisté sur le fait que l’interdiction ne vise aucune nationalité en particulier. « L’exploitation artisanale de l’or est totalement arrêtée, ce qui veut dire que les nationaux sont concernés. Il n’y a pas que les non-nationaux », a-t-il affirmé, en référence au communiqué des autorités.
Il a enfin adressé un message aux communautés guinéenne et burkinabè, qu’il décrit comme unies par des liens de fraternité, de solidarité et de cohésion. Remerciant la Guinée pour l’accueil réservé à ses compatriotes depuis des années, il a rappelé que ceux-ci y vivent, y travaillent et contribuent au développement économique et social du pays.
« Nous sommes conscients que nous sommes sur une terre qui a ses lois, ses règles, ses traditions et ses institutions. Nous invitons donc tous nos compatriotes à respecter les décisions des autorités guinéennes », a-t-il conclu.
MK












