Poursuivi pour des faits présumés de détournement de deniers publics, d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux portant sur un montant de 511 milliards de francs guinéens, la procédure opposant l’ancien ministre de la défense sous Alpha Condé à l’Etat guinéen, représenté par l’Agent judiciaire de l’Etat, entre dans phase décisive devant la chambre des appels de la CRIEF, présidée par le juge Daye Mara.
À l’ouverture de l’audience, le président de la Cour a rappelé que lors de la précédente audience, tenue le 11 juin dernier, la chambre avait ordonné au prévenu de produire la liste des biens dont il reconnaît la propriété.
En exécution de cette décision, Me Sidiki Bérété, l’un des avocats de la défense, a remis à la Cour et aux autres parties au procès, une enveloppe kaki contenant cette liste.
Dans ses plaidoiries ce jeudi 23 juillet 2026, la partie civile a demandé à la Cour d’infirmer partiellement le jugement rendu en première instance le 18 décembre 2024, qui avait condamné civilement Dr Mohamed Diané à verser à l’État la somme de 500 milliards de francs guinéens à titre de dommages et intérêts en réparation du préjudice subi, tout en ordonnant la confiscation de ses biens au profit de l’État.
Si l’Agent judiciaire de l’État demande à la Cour de mettre hors de cause certains biens appartenant à des tiers, notamment ceux revendiqués par l’entrepreneur Sékou Kaké ainsi que par les sociétés SOGEFEL et Diaouné et Frères, il estime toutefois que d’autres biens doivent être réintégrés dans la procédure. Il s’agit entre autres, des immeubles immatriculés au nom d’Aminata Touré, épouse du prévenu, de leurs enfants, ainsi que des immeubles nouvellement identifiés.
Par ailleurs, l’avocat de la partie civile a sollicité la confirmation de la condamnation du prévenu à verser à l’État la somme de 500 milliards de francs guinéens.
Dans ses réquisitions, le ministère public a sollicité la condamnation de Dr Mohamed Diané à dix ans d’emprisonnement, au paiement d’une amende de 50 milliards de francs guinéens, ainsi qu’à la confiscation des biens saisis.
L’audience se poursuit avec les plaidoiries de l’avocat de la partie civile.
Nous y reviendrons!
Almamy Camara












