Après une première annonce avortée de sa prise de parole auprès de son homologue Ousmane Gaoual Diallo en tant que seconde au porte-parolat du gouvernement, Djami Diallo a fait sa première sortie ce vendredi en tant que porte-parole adjointe. Une première communication pour notamment, éclairer les lanternes sur la question qui fait débats au-delà même de nos frontières – la dissolution de 40 partis politiques par le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation.
A en croire la ministre de l’environnement et du développement durable, la décision ne cache aucune discriminatoire d’un quelconque parti : « Le travail qui a été effectué par le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation était un processus administratif qui avait pour objectif, l’assainissement du paysage politique et la mise en conformité des partis politiques avec les obligations légales et administratives en vigueur dans notre pays. Il ne s’agit ni d’une sanction arbitraire, ni d’une volonté d’exclusion, mais d’un processus légal qui visait à renforcer le fonctionnement crédible des partis politiques et à assurer le respect de la Constitution et des lois en vigueur en République de Guinée. Tous les partis politiques en Guinée ont été soumis au même processus administratif, avec les mêmes objectifs et les mêmes critères retenus. »
Selon Djami Diallo, ceci devrait plutôt susciter aux acteurs politiques dans cette situation de se réinventer en conformant aux exigences des lois de la République. « … nous souhaitons rappeler que la dissolution d’un parti n’est pas une fin en soi. Les acteurs politiques dont les partis ont fait l’objet de dissolutions sont libres de se réorganiser en conformité avec la loi. D’ailleurs, chaque parti est invité à se mettre en conformité dans les meilleurs délais. En ce qui concerne l’organisation des élections législatives et communales prévues au mois de mai, le gouvernement tient à clarifier son rôle dans ce processus électoral. L’organisation technique sera assurée par la Direction générale des élections, qui relève du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation », a-t-elle invité.
Aujourd’hui, sur toute la chaine du processus électoral, le gouvernement reste présent pour apporter ce que de droit. Et pour la ministre Djami Diallo : « … l’objectif du gouvernement est de créer les conditions pour des élections législatives et communales libres, transparentes et apaisées, permettant à chaque citoyen de s’exprimer dans un climat de confiance et d’élire ses représentants locaux. Nous insistons par ailleurs sur la nécessité de collaborer avec toutes les parties prenantes, y compris les partis politiques, la société civile, les médias et les institutions internationales, afin de garantir un processus crédible et inclusif. »
Almamy Camara














