En marge de la conférence de presse coanimée ce vendredi par Ousmane Gaoaul Diallo et Djami Diallo, respectivement ministre des transports et ministre de l’environnement et du développement durable sous le saut du porte-parolat du gouvernement, la question sur la mort de Toumba Diakité a encore été posée.
Interrogé sur cette actualité, le ministre des Transports a soutenu que si le gouvernement a remis le corps à la famille, c’est pour garantir une totale transparence. Cette décision devrait permettre de réaliser, s’ils le souhaitent, une autopsie indépendante et d’engager d’éventuelles poursuites judiciaires, s’ils découvraient toute anomalie.
« Il faut éviter les polémiques dans ces cas-là, d’abord par respect pour les familles. Le gouvernement mise sur la transparence. Lorsque la famille reçoit la dépouille, elle a la possibilité de solliciter une expertise propre et, le cas échéant, d’engager des poursuites. C’est pour cela que les corps sont restitués. »
Sur la mort d’hommes en uniforme, Ousmane Gaoual Diallo a souligné une exception dans le cas Toumba.
« En temps normal, lorsqu’un militaire en activité décède, l’armée ne rend pas le corps à la famille. A moins qu’il soit radié. Mais ici, le rendre est une manière de rassurer les proches. De toute façon, les parents proches ne semblent pas émettre de doutes sur les circonstances du décès. Nous sommes tous mortels, après tout », a-t-il précisé.
S’il reconnait qu’il est légitime pour l’opinion publique de se poser des questions, le porte-parole appelle cependant, à la retenue, ce qui n’exclut pas que si même la presse le désire, qu’elle investigue dessus.
« Il ne faut pas que chaque mort, quelles que soient les conditions, suscite systématiquement la suspicion. Il est légitime que les gens s’interrogent, mais l’interrogation doit s’effacer devant les faits. Ces faits sont vérifiables car tout est transparent. La presse peut également investiguer pour éclairer l’opinion. »
Daouda Mohamed














