Après la mise en garde de la Haute Autorité de la Communication suite à une utilisation malsaine des réseaux sociaux devenue récurrente, c’est au tour du Parquet Général de Conakry briser aussi le silence.
Dans un communiqué rendu public ce mercredi, le Parquet indique qu’il « constate avec une particulière gravité, la recrudescence d’infractions commises dans l’espace numérique, notamment à travers les réseaux sociaux, caractérisées par des injures et diffamations publiques, des propos attentatoires des attentatoires à la dignité humaine et à l’ordre public, la diffusion des fausses informations ainsi que l’apologie des comportements illicites contraires aux valeurs républicaines et l’ordre public social. »
Le Parquet rappelle que l’espace numérique n’est pas une zone de non-droit. « Les faits susvisés sont pénalement répréhensibles au regard des dispositions du Code pénal, notamment en matière d’injures et diffamations publiques, d’offenses aux institutions de la République, de propagation de fausses nouvelles et d’incitation à la commission d’infractions », précise le communiqué.
Face à ces atteintes à l’ordre public numérique, le Parquet annonce avoir instruit aux parquets du ressort de mettre en œuvre une politique pénale ferme, cohérente et adaptée, fondée sur :
1- la poursuite systématique des infractions caractérisées, avec des réponses pénales rapides et dissuasives ;
2- le renforcement des investigations numériques, notamment par l’identification technique des auteurs et la coopération avec les opérateurs de télécommunications et les plateformes numériques ;
3- la mobilisation des mécanismes de coopération judiciaire internationale (commissions rogatoires, entraide judiciaire, mandats d’arrêt internationaux), en vue de poursuivre les auteurs, y compris ceux situés à l’étranger ;
4- la poursuite des complices et relais de diffusion, notamment les administrateurs de pages et les diffuseurs secondaires.
Le Parquet général rappelle également que si la liberté d’expression est garantie, elle s’exerce dans le respect de la loi, de l’honneur des personnes, de la dignité humaine et de l’ordre public.
Enfin, il appelle les citoyens, les acteurs des médias, les communicateurs et les leaders d’opinion à un usage responsable des plateformes numériques, fondé sur la vérification de l’information et le respect des normes légales.
Ci-dessous, le communiqué















