Les débats ont officiellement commencé ce mercredi dans l’affaire impliquant l’ancien président de la délégation spéciale de Matam, Badra Koné et plusieurs coaccusés devant la Cour de Répression des Infractions Economiques et Financières. A peine ouverts, la défense de la tête de liste du GMD pour les communales dans la commune de Matam a soulevé une exception en se basant sur le code électoral guinéen.
Selon Me Lancinet Sylla, l’article 66 du code électoral stipule qu’aucune poursuite ne peut être engagée contre un candidat avant la proclamation des résultats, sauf en cas de flagrant délit. Et pour lui, les faits reprochés à son client ne relèvent pas de la flagrance.
Une exception que le ministère public boute en touche. A en croire le procureur spécial, Alphonse Charles Wright, l’exception soulevée par la défense est « légère, tant dans sa forme que dans son fond ». Il a ainsi demandé à la Cour de la rejeter et d’ordonner la poursuite des débats.
Le procureur spécial appuie son argumentaire sur l’ordonnance 008 portant amendement de l’ordonnance 021 du 2 décembre 2021, relative à la CRIEF. Il a notamment rappelé que, conformément à l’article 2 de ce texte, les immunités et privilèges de juridiction reconnus à certaines autorités ou agents publics sont inopposables devant la CRIEF. Une position soutenue par les avocats de la partie civile
Après avoir écouté les différentes parties, le président de la Cour, le juge Alpha Camara, assisté de ses conseillers Kanda Doumbouya et Mamadou Dian Diallo, a suspendu l’audience pendant une vingtaine de minutes avant de reprendre avec la décision de rejet de la demande de mise en liberté provisoire, jugée mal fondée. L’exception soulevée par la défense a également été déclarée inopportune.
A l’heure où nous mettions cet article en ligne, l’audience se poursuivait.
Almamy Camara














